La Générale du Solaire, un nouveau venu ? pas vraiment...

7 March 2012

Après avoir quitté le groupe Enerco/Sunnco**, Daniel Bour crée "La Générale du solaire" et rachète la filiale Sunnco GC dédiée au photovoltaïque Grands Comptes du Groupe Enerco/Sunnco. L'entreprise Sunnco GC (Grands Comptes) dédiée au développement à la construction et à la maintenance des centrales photovoltaïques pour les professionnels est devenue en peu de temps l'une des références françaises dans le secteur solaire.

La Société a construit et mis en service plus de 150 centrales représentant une puissance de 30 MW. Récemment, elle vient de mettre en service, en partenariat avec la SOVAFIM, près de Provins (Seine et Marne) d’une puissance de 4,5 MW.

La Générale du Solaire indique qu'elle poursuivra l'activité traditionnelle de Sunnco GC et développera fortement son activité de Producteur d'Electricité Photovoltaïque en France et à l'étranger en partenariat avec des investisseurs.

** Fondateur et Président de Sunnco GC (Grands Comptes) en 2008 pour le compte du Groupe Enerco/Sunnco. En 2012, il est nommé Président pour un an du think tank "France Territoire Solaire", fondé au lendemain du moratoire gouvernemental.

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Mots clés : Solaire nouveau

Une centrale solaire de 2.2 MWc mise en service en Corse

7 March 2012

Une centrale photovoltaïque de 7,5 hectares implantée à Ucciani, dans le centre de la Corse, vient d'être mis en service par une société commune créée entre l'allemand Schott Solar et le français Canopy. Située à 20 km d'Ajaccio, la centrale solaire d'une puissance de 2,2 MWc construite par SADE (une filiale de Veolia) est équipée de 10.000 panneaux photovoltaïques. Concrètement, la centrale d'Ucciani est équipée de panneaux photovoltaïques en silicium multi-cristallin (modèle Schott Perform poly 220), sélectionnés pour leur longévité et leur flexibilité. Le site raccordé au réseau national de distribution d'électricité produira environ 2,86 GWh par an, et alimentera environ 1.000 foyers corses en énergie renouvelable - avec une consommation moyenne de 2 860 kWh par foyer.

Le projet a été initié par Bernard Grimaldi, fondateur de la société corse Kyrnesole, et confié à la joint-venture en juin 2011.

Premier du genre sur la région, ce projet a été fortement soutenu localement. "Nous sommes fiers de ce projet, qui contribue au développement économique de la commune ainsi qu'à l'indépendance énergétique de la Corse" a déclaré Henri Franceschi, maire d'Ucciani. Satisfaite de cette première réalisation, la commune a donné son accord pour la réalisation du second volet du projet de 1,4 MWc, soumis à un appel d’offres 2012.

Tout en restant utilisable pour le pâturage, le terrain communal sur lequel l'installation a été construite rapportera un loyer de 30 000 euros par an à la collectivité pendant 20 ans. De plus, les travaux de génie civil ont été réalisés par une entreprise du village, stimulant ainsi l’économie locale.

"On note un très grand intérêt pour ce type de projets", a souligné Hans-Peter Karpenstein, directeur financier de Schott Solar. "La situation géographique de la centrale d'Ucciani, qui bénéficie d'un fort taux d'ensoleillement, en font un projet particulièrement attractif." Florent Wolff, président de Canopy, tient quant à lui à souligner la progression du solaire en France : "La baisse tendancielle des coûts de l’énergie solaire la rend plus compétitive chaque jour, alors que les énergies traditionnelles voient leurs coûts réels augmenter inexorablement. Les communes qui recherchent l’indépendance énergétique l’ont bien compris."


** Canopy est une société spécialisée dans le développement de projets photovoltaïques et biomasse, tandis que SCHOTT Solar est un fabricant allemand de panneaux photovoltaïques.

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Mots clés : Solaire centrale

La Fondation N. Hulot se positionne sur le solaire photovoltaïque

5 March 2012

Après une année de débats intenses sur le soutien financier accordé aux énergies renouvelables, et un an après la fin du moratoire sur le solaire photovoltaïque, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH) sort son rapport "l'énergie solaire photovoltaïque : état des lieux et analyses". Cent pages pour analyser en profondeur cette filière au cœur du débat énergétique. Parmi les plus prometteuses dans la lutte contre le changement climatique, l'énergie photovoltaïque pose question : est-on en mesure d'assumer les investissements nécessaires ? Cette énergie est-elle en mesure de répondre à nos besoins ? Où implanter les panneaux pour cumuler efficacité et préservation des paysages ? La Fondation répond.

"Le solaire photovoltaïque obéit pleinement au cahier des charges des énergies du XXIe siècle. Ses impacts sur l'environnement demeurent faibles, il n'est pas à moyen terme, dépendant de ressources non renouvelables et ses prix baissent régulièrement. Cette énergie a un potentiel important, et c'est la volonté politique qui en fera ou non une part importante du modèle énergétique de demain" déclare Alexandra Luciani, pilote de l'étude.

Sur la base d'interviews d'experts et de l'analyse des nombreuses études parues ces dernières années, la Fondation Nicolas Hulot propose une vision synthétique des enjeux qui entourent le développement du photovoltaïque. Envoyée à 44 députés et près de 200 représentants des différentes parties prenantes (entreprises, syndicats, ONG, gouvernement), cette édition de la collection « Etats des lieux et analyse » s'adresse aux décideurs politiques et économiques, pour leur permettre de faire des choix en toute connaissance de cause, et aux citoyens qui s'interrogent sur le devenir énergétique de la France.

Ses principaux enseignements se résument en 5 points :

1. Le potentiel de l'énergie solaire est important et son développement en France, comme celui d'autres énergies renouvelables, permettrait de diversifier la production d'électricité et de renforcer la sécurité d'approvisionnement énergétique.

2. Contrairement aux idées reçues, son intégration dans les réseaux électriques n'est pas un problème majeur , même si cela implique des investissements dans les réseaux dits « intelligents ».

3. Énergie d'avenir, le solaire photovoltaïque mérite l'accompagnement économique lui permettant de compenser son coût actuellement plus élevé que les sources d'énergies conventionnelles. En jeu : le développement d'une production nationale et de la filière industrielle qui va de pair.

4. L'énergie solaire photovoltaïque présente de nombreux avantages environnementaux : pas d'émissions de gaz à effet de serre à l'utilisation, faible impact sur les écosystèmes, pas de pollution sonore ou atmosphérique.

5. Enfin, face au renchérissement du prix de l'énergie, la FNH rappelle que la solution passe avant tout par le développement d'une vraie politique d'efficacité énergétique , donnant la priorité à la rénovation thermique des logements.


"Les débats sur le coût des énergies renouvelables tourneront en rond, tant que les énergies traditionnelles continueront à être subventionnées et exonérées d'une fiscalité qui leur ferait payer les dommages qu'elles créent. Deux choix possibles : continuer avec les énergies classiques (gaz, nucléaire, charbon) dont le prix est orienté à la hausse ; ou opter pour un nouveau modèle, aux prix plus élevés au départ mais amenés à baisser, et qui sera de toute façon une assurance-vie face au double défi climatique et énergétique" précise Benoit Faraco, porte-parole.

Grâce à cette analyse détaillée, la Fondation Nicolas Hulot a pu construire une série de propositions, permettant, si elles sont mises en oeuvre, de donner une place importante à l'énergie solaire photovoltaïque dans le bouquet énergétique français. "Si notre pays est resté jusqu'à présent hésitant sur l'utilisation de cette énergie, il est plus que temps qu'il suive l'exemple des nombreux autres pays qui s'engagent avec un vrai volontarisme dans le développement des énergies renouvelables."

La FNH insiste donc sur plusieurs défis clés que les décideurs économiques et politiques devront savoir relever pour engager la France sur la voie de la transition énergétique : • Un défi technologique : Investir massivement dans les réseaux intelligents et la maîtrise de la demande, pour favoriser l'intégration des énergies renouvelables dans le mix électrique français. Cette proposition fait partie des grands chantiers identifiés par la FNH éligibles au financement du plan d'investissement par la Banque centrale européenne et la Banque européenne d'investissement dans le cadre de la proposition « Financer l'avenir sans creuser la dette ».

• Un défi environnemental : Soutenir les technologies présentant le moins d'impacts tant en termes d'émissions de GES que sur les écosystèmes. La FNH plaide notamment pour l'installation des panneaux sur les milliers de m² de grandes toitures ainsi que sur les terrains dégradés. Par ailleurs, en fonction de leur zone de production, les panneaux solaires n'entraînent pas tous les mêmes émissions de CO2. Il est donc important d'intégrer ce paramètre dans les mécanismes de soutien, ce qui permettra d'encourager une production des panneaux en France et en Europe.

• Un défi économique : L'énergie solaire photovoltaïque a besoin d'un mécanisme de soutien qui encourage les producteurs à investir dans l'énergie. Cela passe par un système de tarif d'achat transparent, adaptable en fonction des réductions des coûts observés. En outre, il est indispensable de rendre transparente la contribution des consommateurs au financement des énergies renouvelables en les informant annuellement du montant de leur facture consacrée à leur développement.

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Le consortium Medgrid soutient le Plan Solaire méditerranéen

29 February 2012

Le Secrétariat de l'Union pour la Méditerranée (SUpM) et Medgrid ont signé en début de semaine un Protocole d'entente aux termes duquel le second soutiendra le premier dans la mise en oeuvre du Plan Solaire méditerranéen. Le SUpM a été chargé de mettre en oeuvre, avec toutes les parties prenantes, le Plan Solaire Méditerranéen (PSM), un projet qui vise à développer à grande échelle des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. De son côté, Medgrid demeure un consortium industriel regroupant 21 associés dont l'objectif est d'élaborer un schéma directeur des réseaux électriques en Méditerranée et d'en étudier la faisabilité technique, économique et institutionnelle.

Ce protocole d'accord engage donc les deux parties à coopérer dans le développement du PSM, en particulier sur des questions telles que les infrastructures d'interconnexions Méditerranéennes et les outils de financement, et à initier des projets concrets.

« Le Secrétariat désire renforcer sa coopération avec tous ses partenaires. Le PSM est un projet ambitieux et cet accord nous aidera à le mettre en oeuvre. Medgrid apporte la contribution d'industriels majeurs dans le secteur et nous attendons avec impatience de travailler avec leurs experts à la production et au transport d'énergie renouvelable en Méditerranée » a déclaré Le Secrétaire Général par intérim du SUpM, Monsieur Lino Cardarelli.

« Medgrid a l'ambition d'apporter une contribution essentielle pour doter l'Europe et les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée d'un schéma directeur du réseau électrique transméditerranéen à l'horizon 2020, débouchant sur des projets concrets pour ouvrir de nouvelles interconnexions » a précisé Monsieur André Merlin, Président Exécutif de Medgrid. Par cet accord, les deux parties coopéreront et agiront comme partenaires dans le développement du PSM, en particulier dans le domaine des infrastructures d'interconnexion Méditerranéennes. De plus, les deux entités partageront leurs experts et analyses et participeront aux groupes de travail de chacun, plus particulièrement ceux concernant les finances, les infrastructures et les projets d'intérêt commun.

Cet accord bilatéral associe l'UpM, regroupant 27 membres de l'Union européenne et 16 nations méditerranéennes, et Medgrid rassemblant 21 grandes sociétés : Abengoa, Alstom grid, Areva renouvelables, Atos WorldGrid, CDC infrastructures, EDF, Ineo, Nemo, Nexans, TuNur, ONE, Pan Med Energy, Prysmian, Red Electrica, RTE, Siemens, Soitec, Taqa, Terna, Walid Elias Establishment et l'Agence Française de développement (AFD).

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Mots clés : Solaire

De l'énergie solaire bon marché grâce à des nanocristaux

22 February 2012

Un jour viendra où il n’y aura plus de pétrole. Ce jour-là, si nous avons sous la main des panneaux solaires performants et pas trop chers, il faudra peut-être dire merci à Dongling Ma, professeure au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS. Dans son laboratoire, elle fabrique des nanomatériaux qui pourraient rendre l’énergie solaire accessible à tous. Les panneaux solaires actuels, faits de silicium, sont onéreux. En plus, ils ont un gros défaut : ils ne transforment en électricité que la lumière visible du Soleil, pas les rayons infrarouges. Or, ces rayons chauds et invisibles représentent près de la moitié de l’énergie solaire qui atteint la Terre. Quel gaspillage ! Des scientifiques de partout dans le monde tentent donc de créer des panneaux capables d’absorber les infrarouges. Dongling Ma vient de surmonter le défi grâce à des nanomatériaux créés de toutes pièces dans son laboratoire !

Les nanomatériaux sont construits avec des « briques » infiniment petites, qui leur donnent des propriétés fabuleuses. Dongling Ma est tombée sous leur charme pendant son doctorat aux États-Unis : « Ces matériaux sont tellement fascinants ! Ils permettent de faire des choses incroyables ! ». À partir de sulfure de plomb — un minerai très abondant — la chercheure a fabriqué de minuscules cristaux qui ne renferment que quelques centaines d’atomes. À cette échelle, on entre dans un nouveau monde qui ne répond plus aux lois de la physique classique. Ici, c’est la physique quantique qui règne en maître.

Mais pour comprendre comment ce monde diffère de celui qu’on connaît, il faut d’abord rappeler le principe de base de l’énergie solaire. En gros, lorsqu’une particule de lumière ou photon frappe le matériau, elle arrache un électron à un atome. C’est ce flux d’électrons qui crée un courant électrique. Des boîtes qui changent de couleur Dans notre monde, pour le sulfure de plomb par exemple, ce phénomène n’est possible que pour la lumière d’une certaine « couleur ». Mais à l’échelle nanométrique, le sulfure de plomb devient changeant. Plus on rapetisse la taille du cristal — qu’on appelle « boîte quantique » — plus la lumière qu’il absorbe tire vers le bleu. Au contraire, plus le cristal grossit, plus il « boit » de la lumière rouge. Attention : les rayons ne sont vraiment ni rouges ni bleus puisque nous sommes dans l’infrarouge et non le visible. Mais le principe est le même… Dongling Ma a créé un nanocristal capable d’absorber des rayons solaires de différentes fréquences simplement en changeant sa taille. Comme si le cristal était le bouton d’un poste de radio permettant de syntoniser différentes fréquences !

Dans son laboratoire, Dongling Ma montre la « boîte à gants » dans laquelle elle fabrique ses petites merveilles. Cet instrument très populaire chez les chimistes est une enceinte vitrée percée de deux trous dans lesquels passent deux longs gants caoutchoutés. Les scientifiques manipulent avec ces gants des cristaux d’une pureté extrême. Pour éviter toute contamination, l’air de l’enceinte a été remplacé par un gaz inerte : l’azote ! Dongling Ma explique qu’en empilant des boîtes quantiques de différentes tailles les unes sur les autres, on obtient un matériau capable d’absorber toute une gamme de rayons infrarouges. Fini le gaspillage !

Des spaghettis nanométriques Mais quelques nanocristaux ne suffisent pas pour avoir une cellule solaire. Il reste encore à acheminer les électrons arrachés jusqu’à une électrode... Pour y arriver, Dongling a collé ses cristaux sur des nanotubes de carbone, les structures-vedettes de la nanotechnologie. Ces longs spaghettis vides à l’intérieur agissent ici comme des mini fils électriques qui aspirent les électrons libérés et les envoient vers une des électrodes de la cellule solaire, créant ainsi le courant électrique tant recherché.

Dongling Ma est bien fière de ses cellules solaires qui absorbent les rayons infrarouges. Pour l’instant, il ne s’agit que d’un prototype dont les performances ne sont pas encore optimisées. Mais quand elles le seront, ses cellules solaires pourraient devenir une alternative intéressante aux panneaux de silicium. Bien qu’elles ne convertiront pas autant d’énergie solaire en électricité que ces derniers — qui sont difficiles à battre avec leur taux de conversion de 15 à 20 % — leur bas prix jouerait en leur faveur. Autre avantage : alors que les panneaux de silicium sont rigides, ceux faits de ces nanomatériaux seraient flexibles. On pourrait donc les utiliser sur toutes sortes de surfaces : carrosserie de voiture, vêtements, lampadaires, toiture, etc.

Chimie verte et virus Mais les nanomatériaux de la chercheure venue de Chine ont bien d’autres tours dans leur sac. Ils lui ont aussi permis de faire avancer un nouveau domaine : celui de la chimie verte — une nouvelle façon de faire de la chimie qui utilise moins d’énergie et génère moins de polluants. Son équipe a conçu un nouveau catalyseur, c’est-à-dire une solution qui accélère la réaction entre deux substances. Traditionnellement, on utilise pour ce faire des métaux lourds, des polluants difficiles à récupérer à la fin de la réaction. Mais les nanoparticules de l’INRS sont magnétisées ; elles attirent les substances près d’elles, ce qui augmente les chances d’interaction, mais elles peuvent aussi être récupérées à la fin avec un simple aimant ! Ce nouveau catalyseur peut donc être réutilisé autant de fois qu’on le veut ! Plus de pertes, ni de déchets toxiques !

Ses nanocristaux pourraient aussi s’avérer utiles dans le domaine biomédical ; par exemple, pour suivre le mouvement d’un virus dans une cellule. « Ça pourrait nous aider à comprendre comment les virus nous infectent », dit-elle. Donc peut-être à les stopper avant que la maladie ne s’installe…

Chose certaine : les nanomatériaux livrent leurs promesses. Et l’émerveillement de Dongling Ma à leur égard n’en est que plus grand, de jour en jour… ?


(c) Institut national de la recherche scientifique, 2012 / Tous droits réservés / Photos (c) Christian Fleury

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Mots clés : Solaire marché

Exosun, impliqué dans le projet solaire thermodynamique Microsol

22 February 2012

Le premier projet de recherche et développement (R&D), nommé MICROSOL, auquel participe Exosun vient d'être validé par l'ADEME dans le cadre de l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) pour le solaire thermodynamique. Le projet MICST / MICROSOL, porté par le groupe français Schneider-Electric, a démarré en Janvier 2010. Ce dernier a réuni un consortium d'industriels français capable d'apporter une solution solaire thermodynamique pour la production d'électricité locale de faible puissance (10 kW).

Cette démarche semble particulièrement adaptée à la cible envisagée : "typiquement un village rural dans un pays en voie de développement."

La première phase du projet, appelée MICST et terminée fin 2011, a permis à EXOSUN de modéliser et de concevoir un champ de concentrateurs cylindro-paraboliques. La seconde phase, appelée MICROSOL, a été présentée à l'AMI solaire 2011 puis validée par l'ADEME. Elle permettra la réalisation courant 2012 d'un prototype à Cadarache sur le site du CEA (le LETH/CEA est le partenaire scientifique sur ce projet) et d'une unité en fonctionnement réelle au Burkina Faso.

** Exosun conçoit des systèmes de suivi et de concentration solaire, et réalise des parcs photovoltaïques au sol équipés de trackers (suiveurs solaires) développés et brevetés par la société. Elle maîtrise tout le processus de mise en oeuvre des parcs : conception, construction et maintenance. L'objectif d'Exosun : réduire le coût du kWh solaire par une forte valeur ajoutée technologique.

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Mots clés : Solaire Projet

Les énergies renouvelables toujours plébicitées par les Français.

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20 February 2012

Les études se suivent et se ressemblent Cette fois ci c'est une enquête menée par l'Ifop pour nos confrères de Qualit'Enr qui indique que les Français

Pierre
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Soitec : feu vert financier pour la centrale solaire de 50 MW

13 February 2012

Soitec a annoncé le 9 février dernier la signature d'un accord avec la banque Investec Bank, pour financer la construction de la centrale photovoltaïque de 50 mégawatts crête* prévue à Touwsrivier (province de Western Cape) en Afrique du Sud. Investec s'est engagée à financer le projet et à apporter les fonds nécessaires d'ici la fin du deuxième trimestre 2012, à la construction de la centrale, qui sera équipée de systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) Concentrix™ de cinquième génération.

En décembre 2011, Soitec a été sélectionné par le ministère de l'Énergie d'Afrique du Sud parmi les projets présentés dans le cadre du programme des producteurs d'énergie indépendants (IPP). Le projet initial proposé par Soitec dans le cadre de ce programme concerne la centrale photovoltaïque de Touwsrivier, qui est située à proximité de la réserve Aquila Private Game, où la société a déjà construit une centrale pilote.

Pour le ministère de l'Énergie d'Afrique du Sud, l'objectif est que les sources d'énergie renouvelable du pays atteignent 42% de la capacité nouvellement installée dans les vingt prochaines années.

"Le plan de financement étant à présent en place, tous les éléments sont réunis pour fournir à l'Afrique du Sud sa première centrale photovoltaïque CPV de grande envergure", a expliqué André-Jacques Auberton-Hervé, Président-Directeur général de Soitec. "Après avoir construit la centrale pilote d'Aquila et la centrale CPV de 500 kW près de Durban, qui a assuré l'alimentation en énergie verte de la récente conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, Soitec confirme sa volonté d'aider l'Afrique du Sud à atteindre ses ambitieux objectifs dans le domaine des énergies renouvelables."

Les systèmes Concentrix sont des systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) à haut rendement, qui conviennent aux régions où le niveau d'ensoleillement direct est très important comme l'Afrique du Sud. D'après le constructeur, ces systèmes assurent une courbe constante et élevée de production d'énergie pendant toute la journée et peuvent répondre aux pics de demande en électricité.


*Watt crête : Puissance du module photovoltaïque normalisé à un ensoleillement de 1000W/m2, selon le standard photovoltaïque.

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Mots clés : Solaire Vert centrale

Le solaire thermique français enregistre une légère baisse en 2011

8 February 2012

Selon le Syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques, le marché du solaire thermique en France métropolitaine pour l'année 2011 a enregistré une baisse de 2% en surface installée par rapport à 2010 et la progression du solaire en collectif (+30%) compense en grande partie le recul en résidentiel individuel. Pour la première fois, plus de 100 000 m² de capteurs (soit 0,7 MWth) ont été installés sur le segment du solaire thermique collectif. Le marché du chauffe-eau solaire individuel et du système solaire combiné poursuit la même tendance depuis 2009, avec une baisse des surfaces installées pour ces deux applications, respectivement de 15 % et 24%.

Avec 250 000 m² d’installations réalisées en 2011 en métropole, nous n’atteindrons définitivement pas l’objectif d’un marché annuel d’un million de m² installés en 2012, contenu dans la Programmation Pluriannuelle d’Investissement dans la chaleur renouvelable.

Les chiffres du solaire thermique 2011 (ENERPLAN**)

D'après les statistiques fournies les adhérents , le marché du solaire thermique métropolitain est évalué en décroissance pour 2011 de 2 % par rapport à 2010. Ainsi, moins de 31 800 CESI - Chauffe-Eau Solaires Individuels (contre 33 800 en 2010) et moins de 1 800 SSC – Systèmes Solaires Combinés (contre 2 300 en 2010) ont été installés. Les installations d'eau chaude solaire collectives enregistrent quant à elles, une croissance de 30 %. En 2010, ce sont 103 800 m² qui ont été installés dans les bâtiments collectifs (contre 79 300 m² en 2010).

Le marché solaire thermique 2010 de France métropolitaine s’élèverait à presque 251 000 m² (256 000 m² en 2010), soit 179,2 MWth installés.

** Association professionnelle de l'énergie solaire

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Mots clés : Solaire Thermique français
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