Après l'Allemagne, le fabricant chinois de solutions PV solaires, ET Solar Groupe a annoncé l'achèvement de 4 projets photovoltaïques en toiture dans notre hexagone. Ces projets de toiture solaire, ont été développés, intégrés et financés conjointement par ET Solar et Langa Solar, un producteur d'électricité indépendant, spécialiste des projets photovoltaïques de moyenne et grande envergure sur le territoire français. Les installations devraient être raccordées au réseau d'ici le mois de juin prochain. ET Solar précise avoir également fourni les modules PV pour l'ensemble de ces 4 projets.
Le premier projet se situe dans les Bouches-du-Rhône, le second en Charente, le troisième en Ardèche et le quatrième de ces projets de toit solaire a été réalisé dans le Tarn-et-Garonne. Ces 4 projets sont installés sur 33 bâtiments et représentent une superficie totale de 38.645 m2 de toiture solaire couverte de modules ETM572190w, pour une puissance globale de 4 MW.
« Ces projets représentent une nouvelle étape importante pour ET Solar sur le marché PV français. Le fait que nous ayons non seulement fourni les modules, mais également contribué de manière significative au financement du projet, a prouvé à nos clients l’étendue de notre valeur ajoutée. Une fois de plus, nous nous sommes engagés à fournir des solutions et pas seulement des produits. Nous nous réjouissons à l’idée de continuer à travailler avec Langa Solar, afin de promouvoir l’énergie solaire en France », ont déclaré M. Dennis She, PDG ET Solar et Esso Walla, Key Account Manager Europe en charge du développement de la filiale française d’ET Solar.
Dans l'objectif de réduire sa dépendance énergétique et ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, la France compte s'appuyer sur les technologies solaires, qui sont également porteuses d'enjeux économiques, notamment à l'export. Elles participent à l'essor de marchés stratégiques comme le stockage de l'énergie, les réseaux électriques « intelligents » (Smart Grids) et les bâtiments à énergie positive (BEPOS). A l'issue des Appels à Manifestations d'Intérêt « Solaire » et « Photovoltaïque » du programme des Investissements d'Avenir, 64 projets portés par 227 entreprises et laboratoires de recherche étaient candidats au financement de l'ADEME. L'Agence a retenu à ce stade 14 lauréats.
Ces projets ont en commun de réduire les coûts de systèmes énergétiques basés sur la ressource solaire, d'en améliorer la performance globale et d'en diminuer l'impact environnemental.
La majorité des projets lauréats sont portés par des PME et des entreprises de taille intermédiaire. En finançant ces démonstrateurs préindustriels, l'ADEME aide les entreprises françaises à renforcer leur compétitivité sur le marché national, comme international, et à développer des filières technologiques innovantes et compétitives.
AMI « photovoltaïque » : renforcer l'innovation dans 4 domaines stratégiques
Dans le photovoltaïque, les 8 projets lauréats concernent 4 domaines clés de la chaîne de production :
1. La filière silicium cristallin : production de cellules photovoltaïques à partir de « wafers » de silicium (galettes de semi-conducteur).
Les projets ISOPEM, coordonné par Photosil Industries/FerroPEM, et PV800 Export, coordonné par ECM Technologies, proposent une rupture technologique : produire un silicium de qualité solaire à partir d'une voie métallurgique et non plus chimique. Ce nouveau procédé permet de réduire l'impact environnemental de la production de silicium et de diviser par deux le coût de revient du kilogramme de silicium. Ces projets vont contribuer au développement de la filière française :
ISOPEM, via le réseau d'usines de FerroPEM, soutiendra la production de silicium en France, et PV800 Export va aider les équipementiers français à exporter des équipements de production de lingots de 800 kg contre 350 kg aujourd'hui.
Enfin, le projet DEMOS, coordonné par SolarForce, propose la fabrication de wafers ultraminces de silicium à partir d'un ruban souple (plutôt que par découpe) pour réduire considérablement la consommation de silicium et obtenir des cellules à la fois bon marché et performantes.
2. La filière des couches minces : production de cellules photovoltaïques par application directe du semi conducteur sur un support (par exemple du verre).
Les cellules issues de la filière des couches minces ont l'avantage d'être moins coûteuses que celles issues de la filière cristalline car moins consommatrices de matériaux actifs (CIGS2 ou silicium). Elles sont également plus légères et plus faciles à intégrer lors de la construction d'un bâtiment par exemple. En revanche, leur rendement est légèrement inférieur à celui des cellules en silicium cristallin.
Les projets PVCIS, coordonné par Nexcis, et S3, coordonné par Solsia, vont permettre de réaliser des démonstrateurs préindustriels de grandes dimensions, aux rendements performants, aux coûtsréduits (moins de 0,5 €/Watt crête à l'issue des projets) et maîtrisés, grâce à une moindre utilisation de matières premières.
3. Le solaire photovoltaïque à haute concentration : positionnement d'un dispositif optique concentrateur entre le soleil et la cellule afin d'utiliser une surface de cellule beaucoup plus petite.
La technologie du photovoltaïque à haute concentration utilise des cellules couches minces, à très haut rendement, généralement à base d'arséniure de gallium. Le rayonnement solaire exploité est très fortement concentré : entre 500 et 1000 fois. Les systèmes photovoltaïques à concentration présentent ainsi des rendements plus élevés et des coûts de production du kWh qui pourraient s'avérer plus bas que les systèmes photovoltaïques classiques. Sur cette filière stratégique, l'ADEME a sélectionné deux projets lauréats : GUEPARD, coordonné par Soitec, et HCPV1024Soleils, coordonné par Heliotrop. Ces 2 projets complémentaires accélèreront le déploiement d'innovations françaises sur ce marché émergent des grandes centrales solaires photovoltaïques à concentration, les plus adaptées aux zones fortement ensoleillées (Afrique
saharienne, Afrique du Sud, Mexique, Inde, etc.).
4. L'encapsulation : processus d'isolation et de protection des cellules photovoltaïques.
L'une des étapes importantes de l'industrie photovoltaïque est l'encapsulation des cellules : il s'agit d'assurer leur isolation électrique et leur protection contre les agressions extérieures comme l'humidité, la pluie, la neige, les poussières, la corrosion ou les chocs. En remplaçant le verre-matériau couramment utilisé aujourd'hui - par des polymères avancés, le projet ISOCEL, coordonné par Arkema, vise la mise au point d'une solution plus légère, moins coûteuse et plus facilement recyclable.
AMI « solaire » : améliorer les rendements Pour les deux filières thermique et thermodynamique, les 6 projets lauréats permettront d'expérimenter des composants technologiques à haut rendement en conditions réelles.
1. La filière solaire thermodynamique : production de chaleur et d'électricité, l'électricité étant générée par une machine thermodynamique alimentée par un fluide chauffé par l'énergie solaire.
Les 4 projets financés par l'ADEME proposent le développement et l'expérimentation de « briques » technologiques particulièrement innovantes.
Le projet , coordonné par Schneider Electric et associant cinq PME, est destiné à l'électrification rurale dans des pays en voie de développement. Les microcentrales solaires
développées alimenteront en électricité 24h/24 un village de 500 habitants ; la co-génération locale de chaleur et d'électricité permettra de plus d'envisager de nouveaux systèmes de dessalement et de purification de l'eau.
Le projet LFR500, coordonné par Solar Euromed, et le projet eCARE, coordonné par la CNIM, sont tous deux basés sur la technologie Fresnel : des miroirs plats pivotants qui suivent la course du soleil et concentrent le rayonnement sur un tube absorbeur où circule le fluide à chauffer :
• LFR500 s'attache à concevoir et expérimenter un module solaire Fresnel adapté à la génération directe de vapeur et permettant d'atteindre des températures et des performances supérieures à celles actuellement proposées par cette technologie.
• eCARE consiste à installer une centrale électrique de démonstration au Maroc, expérimentant le comportement des différents composants et le fonctionnement de l'ensemble en conditions réelles.
Le projet STARS, coordonné par Areva Renouvelables, développe et expérimente une solution de stockage pour la technologie Fresnel adaptée à la génération directe de vapeur. L'intégration d'un stockage thermique à ce type de centrale permettra de produire de l'électricité, même en l'absence de soleil.
2. La filière solaire thermique : production directe de chaleur pour le chauffage ou l'eau chaude sanitaire.
Pour devenir plus compétitive, la filière du solaire thermique doit se développer à la fois à travers une offre directe aux particuliers, et via une intégration à plus grande échelle au niveau des réseaux de chaleur.
Le projet SYSTHEFF, coordonné par la société Viessmann, développe, dans le secteur du logement individuel, une nouvelle génération de systèmes solaires thermiques pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire.
Le projet Smart Grid Solaire Thermique, coordonné par CLIPSOL, ambitionne de développer à terme une filière française intégrant le solaire aux réseaux de chaleur. Le démonstrateur financé
permettra d'expérimenter cette solution et notamment de mutualiser les systèmes solaires thermiques à l'échelle de nombreux logements.
GDF Suez, le groupe énergétique français, a annoncé jeudi le développement de 2 nouveaux parcs éoliens en europe de l'est, l'un basé en Roumanie (48 MW) et l'autre situé en Pologne (51 MW). En Pologne, le parc de Pagow permettra de doubler la capacité éolienne du Groupe, après les parcs de Jarogniew-Moltowo (20 MW) et de Wartkowo (30 MW) inaugurés en 2011, et de poursuivre son développement dans les énergies renouvelables.
En Roumanie, le parc éolien de Gemenele sera mis en service en 2012. Il marque l'entrée du Groupe dans la production électrique en Roumanie, et montre par la même occasion le potentiel roumain dans les énergies renouvelables.
"Le développement des projets éoliens du Groupe en Roumanie et en Pologne illustre la volonté de renforcer la diversification du mix énergétique de GDF Suez et de poursuivre son intégration sur les marchés porteurs en exploitant au mieux les savoir-faire et les synergies techniques du Groupe" a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez.
GDF Suez entend bien renforcer les énergies renouvelables dans son mix énergétique en Europe afin d'atteindre son objectif visant à augmenter les capacités renouvelables installées du Groupe de 50% d’ici 2015 par rapport à 2009.
La Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME a lancé la 1ère session de l’appel à projets « solaire thermique » francilien qui s’adresse aux maîtres d’ouvrages publics et privés souhaitant bénéficier d’un accompagnement pour développer une installation de chaleur renouvelable. Fortement urbanisée, la région francilienne dispose d’un parc de bâtiments vieillissants, particulièrement énergivores. Consciente de cette situation, la Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME accompagne et initie depuis de nombreuses années des projets visant à réduire la consommation d’énergie et à développer l’usage des énergies renouvelables, notamment dans les bâtiments. Le Grenelle Environnement a, pour la filière solaire thermique, fixé des objectifs ambitieux visant une production à l'horizon 2020 (hors résidentiel individuel) de 110 000 tep/an1, soit un supplément de 100 000 tep/an par rapport à 2006. Les secteurs concernés sont le résidentiel, le collectif, le tertiaire, l'industriel et l'agricole.
La région francilienne dispose d’un potentiel fort pour développer de nouveaux projets en matière d’énergies renouvelables. L’appel à projets « solaire thermique » s’inscrit dans le dispositif national du Fonds Chaleur, mis en place par l’ADEME pour financer des projets de chaleur renouvelable. La Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME souhaite aider la réalisation de projets présentant les meilleures performances environnementales, énergétiques et économiques. Le caractère innovant et reproductible en Ile-de-France des projets sera également pris en compte.
Les modalités de l’aide
L’aide apportée par la Direction régionale Île-de-France de l’ADEME respectera les règles du Fonds Chaleur. Les lauréats devront mettre en place un comptage énergétique précis, et fournir à la Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME les relevés de production d’énergie durant 10 années de fonctionnement. Toutes les modalités relatives à l’appel à projets, ainsi que le dossier de candidature,sont téléchargeables sur le site Internet de la Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME : La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 11 mai 2012
1 Tonne équivalent pétrole par an
La Caisse des Dépôts et Aérowatt, producteur d'électricité verte en France, ont annoncé mardi le lancement de la 3ème et dernière tranche de leur programme commun d'investissement pour la construction et l'exploitation de parcs éoliens et solaires au travers de leur filiale commune Aérowatt Energies**. Cette nouvelle phase a nécessité un apport en fonds propres de 3,4 millions d'euros de la part de la Caisse des Dépôts dans Aérowatt Energies.
Quatre nouveaux projets sont ainsi intégrés dans le périmètre d'Aérowatt Energies : Parc éolien de La Motelle (24 MW – Ardennes) en cours de construction ; Extension du parc éolien de La Désirade (0,3 MW - Guadeloupe) en service ; Extension du parc éolien de Balazé (2,3 MW - Ille et Vilaine) en cours de construction ; Centrale photovoltaïque au sol de La Perrière (3,4 MWc – La Réunion) en service ; Le portefeuille total de projets détenus par Aérowatt Energies atteint ainsi 61,2 MW (51,8 MW en éolien et 9,4 MWc en solaire) répartis sur 14 centrales situées en France métropolitaine et en Outre-mer. L’investissement cumulé des deux partenaires s’élève à 145 ME, dont 9,2 ME de fonds propres apportés par la Caisse des Dépôts.
Les deux partenaires étudient actuellement les modalités de poursuite de leur collaboration dans le cadre du développement de nouveaux projets en commun.
** Aérowatt Energies a été créée en 2009 par Aérowatt (actionnaire à 65% et opérateur industriel) et la Caisse des Dépôts (35%). Cette co-entreprise a vocation à détenir les droits de propriété et d’exploitation de plusieurs parcs éoliens et solaires.
Une vingtaine de projets intégrés au bâti cumulant une puissance de près de 3 MWc sera mise en oeuvre par Cap Vert Énergie, producteur indépendant d'énergie d'origine renouvelable, en association avec Saint-Gobain Solar, un acteur de poids du marché du photovoltaïque. Initié en 2010, ce partenariat porte sur la rénovation et la construction de centrales photovoltaïques intégrées en toiture de bâtiments commerciaux, industriels et agricoles d'une puissance unitaire de 100 à 250 KWc.
Créée en 2009, Cap Vert Énergie est une société française spécialisée dans le développement, le financement, la conception et l'exploitation de centrales photovoltaïques intégrées en toiture des bâtiments. Localisée à Marseille, elle a choisi de collaborer avec Saint-Gobain Solar sur une vingtaine de projets dans le Sud de la France pour une puissance totale cumulée de 2,9 MWc. Sur un marché caractérisé depuis quelques mois par des flottements réglementaires, ce partenariat a permis à une vingtaine de propriétaires hébergeurs de mener à terme leur projet photovoltaïque. De son côté, Saint-Gobain Solar présentera son module cadré SG Solar SUNEKA retenu par Cap Vert Energie. Ce dernier bénéficie d'un rendement élevé pouvant atteindre 15,7 % et d'une garantie-constructeur de 12 ans.
C'est une première en France pour dynamiser leur activité sept villages de Bretagne se sont associés pour se lancer un défi de taille en adoptant un plan visant à
La réunion interministérielle qui s'est tenue le 2 décembre dernier à Matignon a débouché sur une remise à plat de l'ensemble de la filière de