La nouvelle unité de fabrication de modules photovoltaïques cristallins de la Division Bosch Solar Energy, qui emploiera jusqu'à 200 personnes, vient de démarrer sur le site français de Vénissieux, près de Lyon. Il n'aura fallu que 8 mois pour installer cette unité de production d'une capacité de 150 mégawatts crête. "Il s'agit de l'unité de fabrication de modules la plus grande et la plus moderne de France" s'est félicité Bosch dans un communiqué. Lorsqu'elle atteindra sa pleine capacité – prévue d'ici juillet prochain – elle produira plus de 2.000 modules par jour, ce qui correspond à un volume annuel de plus de 600.000 modules, soit l'équivalent de la consommation électrique de 51 000 foyers français.
"De par sa situation géographique, la France bénéficie d'un bon ensoleillement, particulièrement dans le Sud du pays. Bosch est une marque forte et la présence d'un site de fabrication de modules photovoltaïques sur le sol français constitue un atout supplémentaire pour compter parmi les leaders du marché national" a déclaré Guy Maugis, Président de Robert Bosch France.
Grâce à cette nouvelle unité de production, Bosch est parvenu à préserver 200 emplois sur son site diesel de Vénissieux, qui avait dû l'an dernier, face à la chute de la demande, arrêter la fabrication d'une pompe d'injection diesel Common Rail. Avec cette solution de substitution, un nouvel avenir se dessine pour le site : "Le succès de la transformation de Vénissieux est le fruit d'un dialogue social exemplaire et inédit", a souligné Guy Maugis.
Bosch précise que le site et tous ses emplois ont pu être préservés par la volonté et la mobilisation de l'ensemble des salariés, de la direction de l'usine, de la direction de Bosch France, des responsables du Groupe en Allemagne et de l'ensemble des représentants du personnel, en collaboration avec un expert économique, l'Agence de Développement Economique de la Région Lyonnaise (Aderly) et des élus locaux.
"Grâce au site de production de Vénissieux, nous sommes plus proches de nos clients français, du Sud de l'Europe et du Nord de l'Afrique, ce qui permet une prise en compte plus rapide et plus efficace de leurs exigences" a ajouté Jürgen Pressl, Membre du Directoire de Bosch Solar Energy et responsable de la production.
Les lignes équipant la nouvelle usine offrent une grande flexibilité. Vénissieux pourra ainsi produire 5 types différents de modules photovoltaïques Bosch, monocristallins mais aussi polycristallins. "Dès le lancement de la production, ce site Bosch a pu mettre à profit la richesse de l'expérience acquise par le passé dans le secteur automobile. Je ne doute pas que nos clients seront convaincus par la qualité de notre production et de nos produits", a expliqué Jürgen Pressl.
Aérowatt a été désigné pour la construction de 3 des 9 projets, à l'issue de l'appel d'offres lancé par le Gouvernement français en 2010 pour le développement de l'éolien terrestre dans les départements d'outre-mer et en Corse. Les centrales développées par Aérowatt, situées en Guadeloupe (Dadoud et Petite Place) et en Martinique (Dehaumont), représentent une puissance cumulée totale d'environ 20 MW.
Selon l'industriel français, la construction devrait débuter d'ici à la fin de l'année, une fois obtenus les autorisations administratives (permis de construire, dossier ICPE) et les financements nécessaires (agrément fiscal et crédit bancaire), pour une livraison et une mise en service dans un délai maximum de 24 mois.
Par ailleurs, on apprend qu'Aérowatt mettra en oeuvre sur ces centrales ses technologies de stockage d'énergie (le procédé par batterie a été retenu) ainsi que la prévision de production (logiciel développé avec METNEXT, filiale de Météo France et de la Caisse des Dépôts). En effet, ces deux dispositifs étaient inscrits dans le cahier des charges de l'appel d'offres dans l'objectif de faciliter l'augmentation progressive de la part des énergies renouvelables dans le réseau électrique sans en remettre en cause la stabilité.
Les éoliennes suisses n'avaient encore jamais autant produit d'électricité qu'en 2011, et cela alors que les vents ont été relativement faibles l'année dernière ! D'après l'association suisse pour la promotion de l'énergie éolienne, la part de l'éolien dans la consommation globale devient significative dans les cantons du Jura et d'Uri et même si la réalisation de nouvelles installations marque momentanément le pas, cela ne devrait pas durer.
L'augmentation notable de la production en 2011 est due à une forte croissance du nombre d'installations l'année précédente. Cette production représente 70 millions de kWh d'électricité verte, soit le double de 2010, et ce malgré des vents relativement faibles.
La Suisse compte désormais 30 grandes éoliennes : "c'est peu en comparaison internationale, mais dans deux cantons, la part de l'éolien dans la consommation globale atteint voire dépasse désormais 1%. C'est le cas en Uri, mais surtout dans le Jura, où l'éolien a couvert 4% des besoins. Dans les cantons de Berne et du Valais, 0,5% de l'électricité consommée était d'origine éolienne" précise Suisse Eole.
Après le développement record de 2010, la construction a marqué le pas l'année dernière. Seules deux grandes éoliennes ont été mises en service. Celle qui domine le lac de Gries (VS) est la plus haute d'Europe. D'une puissance de 2,3 MW, elle est située à 2.465 métres d'altitude. L'autre grande éolienne inaugurée en 2011, d'une puissance de 0,95 MW, a été montée en novembre à Rengg bei Entlebuch (LU), à proximité d'une autre installation en service depuis six ans.
Le ralentissement dans la construction témoigne des obstacles que l'énergie éolienne doit encore surmonter en Suisse. En outre, les sites favorables ne manquent pas. La nouvelle politique énergétique de la Confédération attribue par ailleurs un rôle important à l'énergie éolienne. Malgré cela, "les procédures traînent en longueur et des projets peuvent toujours être bloqués par des cascades de recours".
Suisse Eole demande en conséquence que l'intérêt public de l'éolien soit mieux pris en compte par les politiques et soit inscrit dans la législation. La commission compétente du Conseil national, la CEATE, a récemment fait un pas vers davantage de souplesse dans le choix des sites, car elle voudrait permettre l'implantation d'éoliennes en forêt sous certaines conditions et avec l'accord du Conseil des Etats. Aussi, la réglementation relative au déboisement devrait être assouplie au bénéfice des énergies renouvelables. En principe, seuls des sites proches de voies d'accès et de lignes électriques devraient être pris en considération. Et ils seraient en outre soumis aux mêmes études d'impact que les autres projets. Le potentiel éolien de la Suisse
Les estimations sont issues du "Concept d'énergie éolienne pour la Suisse" de 2004. Elles se fondent sur les conditions de vent (vitesse >= 4,5 m/s en moyenne annuelle) et le nombre d'éoliennes que chaque site peut accueillir. Ces estimations ont été reprises et confirmées par les études de l'Institut Paul-Scherrer (PSI) et l'Académie suisse des sciences techniques (SATW) :
• Horizon 2035 : 1500 GWh par an Quelque 375 éoliennes de 2 MW chacune produisent annuellement 1500 GWh d’électricité : de quoi alimenter 2,5 % des besoins actuels de la Suisse (estimation prudente). • Horizon 2050 : 4000 GWh par an Quelque 800 éoliennes de 2,5 MW chacune produisent annuellement 4000 GWh d’électricité. Cela correspond à la consommation de plus de 1 million de ménages ou à 6,8 % de la consommation nationale d’électricité en 2008. Si la consommation diminue grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique et à des mesures d’économie, la part de l’éolien pourrait monter à 8 voire 10 %.
Publié au JORF n°0014 du 17 janvier 2012
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