Un consortium comprenant Marubeni, l'Université de Tokyo, Mitsubishi, Mitsubishi Heavy Industries, IHI Marine-United, Mitsui Engineering & Shipbuilding, Nippon Steel, Hitachi, Furukawa Electric, Shimizu et Mizuho a décidé de participer à un projet expérimental de parc éolien flottant - en mer - parrainé par le Ministère nippon de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie. Le projet expérimental sera composé de 3 éoliennes flottantes ainsi qu'une sous-station également flottante située près des côtes de Fukushima. La première étape du projet devrait commencer en 2012 avec l'installation d'une éolienne flottante de 2MW, reliée par un câble sous-marin de 66 kV à la sous-station. Dans un deuxième temps, 2 autres éoliennes d'une puissance unitaire de 7 MW seront ajoutées au réseau entre 2013 et 2015.
La préfecture de Fukushima s'attend à ce que ce type de projet de démonstration ouvre la voie à une nouvelle industrie dans les énergies renouvelables avec à la clé, de nombreux nouveaux emplois. Cette initiative inédite vise aussi au rétablissement de la région de Fukushima qui a du faire face en 2011 à un séisme de magnitude 9.0 au large de la côte Pacifique du Tohoku au Japon, puis au tsunami qui s'ensuivit, faisant plus de 20 000 morts. Avec ce projet expérimental, la préfecture de Fukushima espère également développer une industrie éolienne à grande échelle. Le consortium indique également qu'il travaillera de concert avec l'industrie de la pêche locale afin d'aboutir à une commercialisation de ce type projet de parc éolien offshore. "Nous croyons que la création d'un modèle commercial de parc éolien à travers ce projet expérimental pourra conduire à la mise en place de grandes exploitations éoliennes flottantes à l'avenir" a affirmé le consortium dans un communiqué. "Profitant de l'expérience et des connaissances acquises par ce projet, l'activité pourrait être étendue à l'échelle mondiale et conduire ainsi à l'élaboration d'une nouvelle industrie d'exportation japonaise."
A cause des arrêts forcés ou programmés de presque tous les réacteurs nucléaires de l'archipel nippon, la pénurie d'électricité menace plus que jamais le pays à l'approche de l'été. En réaction à cette situation des plus préoccupantes, un groupe d'entreprises japonaises a décidé de lancer à partir de juillet un méga-projet d'installation de centrale solaire. Ainsi, avec ses 70 mégawatts, celle-ci deviendrait la plus puissante jamais construire dans l'archipel.
C'est le groupe Kyocera qui aura en charge la fourniture des panneaux solaires photovoltaïques sur un site pré-sélectionné et situé dans la préfecture de Kagoshima (sud-ouest du Japon) en collaboration avec la firme d'industries lourdes (IHI) et la banque Mizuho.
Le consortium va également créer une entreprise distincte dédiée à la centrale solaire dont la production sera revendue à la compagnie d'électricité régionale Kyushu Electric Power. Cette centrale solaire devrait produire suffisamment d'électricité pour alimenter plus de 20.000 foyers, une goutte d'eau quand on sait que la troisième économie mondiale compte 128 millions d'habitants ! De l'ordre de 29% en 2010, la part de la production d'électricité d'origine nucléaire est devenue quasi nulle. Le Japon comptait 54 réacteurs nucléaires opérationnels avant la catastrophe nucléaire de Fukushima. A ce jour, un seul réacteur demeure encore en service. Plus pour longtemps, car le réacteur n°3 de la centrale de Tomari exploitée par Hokkaido Electric's, devrait être arrêté courant mai.
Alors que nous revenions la semaine dernière sur la décision allemande de sortir du nucléaire d'ici 2022 c'est l'Italie qui semble désormais tourner le dos à