Par un arrêt rendu le 15 mai, le Conseil d’Etat vient de surseoir à statuer et de prononcer le renvoi préjudiciel devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sur la question de la qualification de l'arrêté tarifaire du 17 novembre 2008 en tant qu'aide d’Etat. L’Etat, en défense dans ce dossier, a rappelé que l’arrêté tarifaire avait bien été communiqué, par la France, à la Commission européenne, au même titre que les autres outils de soutien aux énergies renouvelables, notamment dans le cadre du Plan d’action national, premier document remis par les Etats membres à la Commission durant l’été 2010, à la suite de l’adoption de la directive européenne relative à la promotion et à l’utilisation des énergies renouvelables.
Fabrice Cassin, avocat associé chez CGR Legal et par ailleurs vice-Président de France Energie Eolienne (FEE), la branche éolien du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) donne son analyse sur cette décision, maintenant l'incertitude sur la filière éolienne tant que la CJUE ne se sera pas prononcée et cela pourrait prendre deux ans...
Le Conseil d'Etat a retenu que la question est de savoir « si, compte tenu du changement de mode de financement de la compensation des surcoûts imposés à Electricité de France et aux distributeurs non nationalisés à raison de l'obligation d’achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie mécanique du vent à un prix supérieur au prix de marché de cette électricité (…), ce mécanisme doit désormais être regardé comme une intervention de l'Etat au moyen de ressources d’Etat au sens et pour l'application des stipulations de l'article 87 du traité instituant la Communauté européenne ». Dans la mesure où il s'agit d'une question « déterminante pour la solution du litige » et qu'elle « présente une difficulté sérieuse », la CJUE doit donner son interprétation des textes.
Le Conseil d’Etat s'est ainsi référé aux évolutions de la jurisprudence de la CJCE sur les aides d'Etat, ainsi qu'il ressort de l'arrêt du 17 juillet 2008 (aff. C-206/06, Essent Netwerk Noord BV), et aux évolutions du mécanisme français de compensation de l'acheteur public de l’électricité produite par les installations éoliennes.
Le Rapporteur public, au cours de l'audience du 12 mars 2012, avait considéré que ces évolutions conduisaient à qualifier le mécanisme de soutien mis en place par l'arrêté tarifaire d'aide d'Etat dès lors que la CSPE est désormais financée non plus par les seuls producteurs, fournisseurs et distributeurs mais par les consommateurs d'électricité. L'Etat aurait la maîtrise de tels fonds issus d’un prélèvement de caractère obligatoire. En l'absence de notification d'une telle aide à la Commission européenne, le magistrat avait conclu à l'illégalité de la procédure d'adoption de l'arrêté.
Dans une note en délibéré, le Ministère avait expressément demandé que le Conseil d'Etat saisisse la CJUE de cette question, ce qui paraît avoir fait douter le Conseil d'Etat qui n'a eu d'autre choix que de renvoyer cette question délicate à la juridiction communautaire.
Cette décision maintient donc l'incertitude tant que la CJUE ne s'est pas prononcée. On doit regretter que la décision de la CJCE de juillet 2008 sur laquelle le Conseil d'Etat s'est appuyé a été rendue avant que cette même juridiction ne se prononce une première fois, le 6 août 2008, sur la légalité de l'arrêté tarifaire éolien. La Haute Juridiction n'avait alors pas tenu compte de cette décision communautaire et n'avait pas statué sur ce point. Seule la non consultation du Conseil supérieur de l'Energie avait alors justifié l'annulation de l'arrêté précédent. La bonne administration de la justice a cédé devant le principe de l’économie de moyens.
Dans l'attente de la décision de la CJUE, l'arrêté tarifaire du 17 novembre 2008 demeure en vigueur et les contrats d'obligation d’achat peuvent être signés sur son fondement.
Surtout, par sa décision du 15 mai, le Conseil d'Etat a tenu à se prononcer sur le fond et a validé le niveau de tarif.
La Haute Juridiction a relevé qu'aucune erreur manifeste n'avait été commise « dans l'évaluation de la rémunération moyenne des capitaux immobilisés dans les installations utilisant l’énergie mécanique du vent » compte tenu « des aléas qui s’attachent aux hypothèses de rentabilité des investissements en cause » et « de la diversité des caractéristiques du financement des projets ».
On se réjouit que le Conseil d'Etat ait pris en compte les réalités d'une filière et se soit ainsi prononcé sur le fond, au-delà de la question procédurale de notification à la Commission européenne.
On peut espérer que le nouveau gouvernement saura donner les signaux positifs immédiats en réaffirmant son soutien au développement de la filière. C'est à cette condition qu'il peut espérer respecter les objectifs éoliens du Grenelle et du Paquet « énergie climat ».
Au moment où le paysage énergétique mondial se redessine, le danois Vestas a annoncé avoir installé une capacité globale de 50 GW dans l'énergie éolienne, soit l'équivalent de 46.000 éoliennes ou encore près d'un cinquième de la capacité mondiale totale. Ce chiffre permet de générer assez d'énergie renouvelable pour alimenter 9 millions de ménages européens ou d'éviter l'émission annuelle de 55 millions de tonnes de CO2.
Le seuil des 50 GW a été atteint au premier trimestre 2012, avec l'achèvement du projet de Knäred, un parc éolien dans la municipalité de Laholm dans le sud de la Suède. Knäred est un projet de 10 turbines V90-2.0 MW initié par le groupe énergétique allemand E.ON, qui fournira assez d'énergie pour environ 10.000 foyers suédois.
"Les énergies renouvelables sont une pierre angulaire de la stratégie commerciale de E.ON", a expliqué Mark Porter, le Directeur pour le Nord de l'Europe de . "Nous avons investi plus de 7 milliards d'euros dans les énergies renouvelables au cours des cinq dernières années et nous allons investir 7 milliards d'euros supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Knäred est un excellent exemple de notre orientation vers des fermes éoliennes onshore de grande qualité". A partir de la fin des années 1970, quand Vestas a commencé à produire des éoliennes, l'énergie éolienne a commencée à être perçue comme une source d'énergie alternative à une énergie dominante et à faire partie du mix énergétique moderne. La fabrication des éoliennes a augmenté sensiblement en même temps que les innovations technologiques ont entraîné une augmentation de la productivité et la fiabilité. L'énergie éolienne est progressivement devenue de plus en plus compétitive face aux combustibles fossiles comme l'ensemble du secteur travaille à faire baisser le coût de l'énergie pour les clients.
Poussé par l'innovation Ditlev Engel, le PDG de , a déclaré que les 50 GW démontrent clairement la capacité et la maturité de l'industrie éolienne. "Quand l'industrie éolienne a débuté il y a trente ans, personne n'aurait pu prédire la vitesse considérable des avancées technologiques qui ont entraîné la croissance de Vestas et de l'industrie éolienne dans son ensemble," a t-il précisé.
"L'industrie éolienne fournit aujourd'hui une source d'énergie durable, fiable et compétitive pour des millions de personnes à travers le monde. Chez Vestas, nous sommes fiers d'avoir été un pionnier de l'industrie, et d'avoir mis, durant trente ans, sa connaissance, son expérience et sa passion pour atteindre 50GW installés, qui font une réelle différence pour notre planète et ses habitants" a conclu Ditlev Engel.
A l’occasion des Journées de l’Éolien 2012, les Français auront l’opportunité de découvrir l’énergie éolienne dans plusieurs grandes régions françaises. Le thème des enfants est au cœur de cette 6ème édition qui débute avec un concours national de dessins intitulé « mon éolienne et moi ». Organisées en France par France Energie Eolienne, la branche éolienne
Un consortium comprenant Marubeni, l'Université de Tokyo, Mitsubishi, Mitsubishi Heavy Industries, IHI Marine-United, Mitsui Engineering & Shipbuilding, Nippon Steel, Hitachi, Furukawa Electric, Shimizu et Mizuho a décidé de participer à un projet expérimental de parc éolien flottant - en mer - parrainé par le Ministère nippon de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie. Le projet expérimental sera composé de 3 éoliennes flottantes ainsi qu'une sous-station également flottante située près des côtes de Fukushima. La première étape du projet devrait commencer en 2012 avec l'installation d'une éolienne flottante de 2MW, reliée par un câble sous-marin de 66 kV à la sous-station. Dans un deuxième temps, 2 autres éoliennes d'une puissance unitaire de 7 MW seront ajoutées au réseau entre 2013 et 2015.
La préfecture de Fukushima s'attend à ce que ce type de projet de démonstration ouvre la voie à une nouvelle industrie dans les énergies renouvelables avec à la clé, de nombreux nouveaux emplois. Cette initiative inédite vise aussi au rétablissement de la région de Fukushima qui a du faire face en 2011 à un séisme de magnitude 9.0 au large de la côte Pacifique du Tohoku au Japon, puis au tsunami qui s'ensuivit, faisant plus de 20 000 morts. Avec ce projet expérimental, la préfecture de Fukushima espère également développer une industrie éolienne à grande échelle. Le consortium indique également qu'il travaillera de concert avec l'industrie de la pêche locale afin d'aboutir à une commercialisation de ce type projet de parc éolien offshore. "Nous croyons que la création d'un modèle commercial de parc éolien à travers ce projet expérimental pourra conduire à la mise en place de grandes exploitations éoliennes flottantes à l'avenir" a affirmé le consortium dans un communiqué. "Profitant de l'expérience et des connaissances acquises par ce projet, l'activité pourrait être étendue à l'échelle mondiale et conduire ainsi à l'élaboration d'une nouvelle industrie d'exportation japonaise."
Les 2 principaux groupes de recherche spécialisés dans l'industrie éolienne, BTM Consult et MAKE, confirment dans leur dernière étude de marché que le danois Vestas conserve sa place de leader mondial de l'industrie éolienne pour l'année 2011. Quelques semaines auparavant, IHS Emerging Energy Research (EER) avait également indiqué que Vestas conservait cette place de numéro 1.
BTM et MAKE ont annoncé pour Vestas une part de marché mondiale de 12,9 %, calculée sur la base des installations 2011. Ce chiffre s'accorde aux 12,7 % calculés par EER, et montre que Vestas a accru sa part de marché globale sur ses concurrents.
Ces trois organismes d'études placent ainsi le fabricant d'éoliennes danois parmi les trois premiers acteurs dans au moins la moitié des 10 marchés éoliens majeurs en 2011. EER positionne même Vestas parmi les 3 meilleurs acteurs sur 9 des 10 principaux marchés éoliens. Trois pays : la France, l'Italie et l'Espagne figurent parmi ces marchés, dans lesquels Vestas se classe dans les 3 premiers.
"La publication des analyses des différents organismes nous montre qu’en dépit d’une conjoncture économique défavorable et d’un marché particulièrement difficile pour les professionnels de l’éolien, Vestas maintient sa position de numéro un" a indiqué Juan Araluce, Vice-Président Exécutif des Ventes de Vestas, et Président de Vestas Méditerranée. Et de conclure : "l'année 2012 sera encore une année de défis pour Vestas et l'industrie éolienne. Elle a toutefois bien commencé, avec une commande record de 396 MW de Mareña Renovables au Mexique. La qualité de nos produits, notre attention continuelle au coût de l’énergie, ainsi que notre capacité à fournir un offre diversifiée, me rendent confiant sur le fait que Vestas pourra garder sa position de leader dans l’industrie éolienne".
La cérémonie d'inauguration de la plus grande éolienne offshore au monde a eu lieu lundi sur le site du Carnet en Loire-Atlantique, en présence d'Eric Besson, Ministre chargé de l'industrie et de l'énergie ainsi que de Patrick Kron, PDG d'Alstom. D'une puissance de 6 MW, l'éolienne Haliade 150 a été développée pour répondre à l'appel d'offres lancé par le gouvernement français en juillet 2011 et visant à installer 3 GW d'éolien offshore en France d'ici 2015. En vue de sa certification, la première Haliade 150 fera l'objet d'une série de tests à terre pendant un an sur le site du Carnet, avant la mise en mer d'une seconde machine au large des côtes belges à l'automne 2012. La fabrication des préséries est prévue en 2013 pour une production en série dès 2014.
Le site du Carnet situé à proximité de Saint-Nazaire en bord d'estuaire a été choisi pour ses caractéristiques géologiques très proches de l'environnement sous-marin dans lequel seront installées les éoliennes. Sur des piliers enfoncés à plus de 30 m de profondeur a été installée la sous-structure de 25 m (le jacket) sur laquelle a été progressivement monté le mât d'une hauteur de 75 m. Au total, la nacelle domine à plus de 100 m du sol. L'éolienne et sa structure de support cumulent un poids total de 1 500 tonnes.
Alstom est le fournisseur exclusif du consortium mené par EDF Energies nouvelles qui regroupe Dong Energy, énergéticien danois leader mondial de l'éolien offshore, ainsi que des développeurs (Nass & Wind et wpd Offshore). L'accord du consortium avec Alstom offre une occasion unique de développer une éolienne de technologie française, fabriquée et assemblée sur le territoire national, faisant appel à de nombreux sous-traitants industriels locaux, et bénéficiant de partenariats technologiques avec plusieurs organismes. Près de 200 fournisseurs du secteur de l'éolien offshore seront impliqués dans ce projet.
Alstom prévoit, en cas de succès dans l'appel d'offre du consortium, d'implanter jusqu'à 4 usines dédiées à la production des composants et à l'assemblage de ces éoliennes offshore dans les zones portuaires de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour les nacelles et les alternateurs, et de Cherbourg (Manche) pour les pales et les mâts. Ces sites français seraient pour Alstom les premiers au monde entièrement dédiés à l'éolien offshore et permettraient de créer 5 000 emplois pérennes et qualifiés, dont 1 000 emplois directs.
Une technologie de pointe pour la plus puissante des éoliennes
Cette éolienne en mer de nouvelle génération sera capable d'alimenter en électricité l'équivalent d'environ 5 000 foyers par unité.
Pour répondre aux contraintes strictes imposées par l'environnement marin, Alstom a développé une éolienne de 6 MW, simple, robuste et efficace, qui permettra d'améliorer la compétitivité de l'éolien offshore. Simple, cette éolienne fonctionne sans boîte de vitesse (par entraînement direct) et est dotée d'un alternateur à aimants permanents, ce qui réduit les coûts d'exploitation et de maintenance. Robuste, l'Haliade 150 est équipée de la technologie Alstom PURE TORQUER qui protège l'alternateur grâce à un report des efforts mécaniques indésirables du vent vers le mât de l'éolienne, ce qui en optimise la performance. Enfin, l'Haliade 150 présente une productivité accrue grâce à un rotor de 150 m (les pales de 73,50 m sont les plus longues au monde) qui constitue le gage d'un meilleur facteur de charge.
Des tests à terre et en mer pour la certification du produit Les tests sur terre permettent d'accéder facilement à l'éolienne pour effectuer les nombreuses mesures et manipulations exigées pour la certification du premier modèle, procédure qui requiert l'installation d'un mât de mesure à proximité.
L'analyse de la courbe de puissance de l'éolienne qui détermine sa capacité à produire efficacement de l'électricité en fonction du vent, est au cœur de cette procédure de certification. Les tests permettront aussi, une fois tous les capteurs supplémentaires installés, de valider l'ensemble des simulations (efforts, températures, durées de vie,…) qui ont servi à la conception de l'Haliade 150 et d'en affiner le fonctionnement.
L'ensemble des équipements électriques installés dans le mât (convertisseurs, transformateur, réseau électrique de basse tension, réseaux informatiques et calculateurs) seront soumis à des tests de validation avancée. Le générateur subira des tests permettant de mesurer la température de fonctionnement, les vibrations, ou encore prendre des mesures de courant et tension. Ensuite, les différents éléments mécaniques composant l'éolienne seront soumis à des mesures de vibrations, d'efforts (notamment pour les pales), de temps de réaction.
Enfin, la performance globale de l'éolienne et les paramètres des logiciels de pilotage seront analysés pendant cette phase de tests sur terre.
Les essais en mer qui commenceront à l'automne 2012 permettront de tester dans les conditions réelles d'exploitation les aspects de maintenance et de raccordement.
Une première machine fabriquée comme une éolienne de série La première nacelle de l'Haliade 150 a été assemblée à Saint-Nazaire, dans un atelier préséries temporaire qui a pour vocation d'assurer la production d'environ 40 machines au cours des trois prochaines années. La deuxième machine est actuellement en cours d'assemblage. Ces opérations d'assemblage mobilisent environ 40 opérateurs et ingénieurs d'Alstom.
L'assemblage débute par le bloc central de l'éolienne qui assure l'interface entre le mât et la nacelle. Ce bloc contient le système d'orientation motorisée (intégrant notamment un roulement d'orientation) qui permet d'ajuster la position de la nacelle vis à vis du mât. La nacelle et les pales de l'éolienne pourront ainsi être réorientées à tout instant pour capter le vent. Afin de faciliter les opérations de maintenance, le bloc central est équipé d'un hélipad permettant d'hélitreuiller le personnel d'intervention.
Parallèlement, le bloc intermédiaire est assemblé au générateur à aimant permanent qui sera entraîné directement par la rotation des pales pour produire l'électricité. Ces deux blocs - central et intermédiaire - représentent un poids total de près de 300 tonnes. Ils sont ensuite associés pour recevoir le rotor de l'éolienne sur lequel les 3 pales seront montées. Ce rotor de 150 m de diamètre est en liaison d'entraînement mécanique directe avec le rotor du générateur.
L'atelier préséries de Saint-Nazaire joue un rôle important dans le futur processus de production des éoliennes offshore. Il permet en effet d'appliquer dès les premières machines un certain nombre de règles et procédures qui seront mises en œuvre lors de la production commerciale.
5 000 emplois pérennes et qualifiés, dont 1 000 emplois directs à Saint-Nazaire et Cherbourg L'offre du consortium mené par EDF EN porte sur les sites de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Le choix de ces 4 zones s'appuie sur des études de vent et des études environnementales menées pendant environ quatre ans, ainsi que sur des campagnes géotechniques approfondies réalisées sur chaque site pour déterminer la nature des fonds marins. Par ailleurs, la concertation engagée de longue date avec l'ensemble des acteurs locaux – pêcheurs, communes, élus, riverains – a permis d'aboutir d'ores et déjà à un large consensus.
Le dimensionnement industriel du projet sera fonction des résultats de l'appel d'offres en avril. Les investissements d'Alstom pourraient atteindre 100 millions d'euros. Alstom prévoit d'assembler les nacelles et de fabriquer les alternateurs à Saint-Nazaire. D'une capacité de 100 machines chacune par an, ces deux usines seraient opérationnelles en 2015 (alternateurs) et 2016 (nacelles) et représenteraient 300 emplois directs.
La production des pales, en partenariat avec LM Wind Power, ainsi que la fabrication des mâts se feraient à Cherbourg. Avec un démarrage de la production prévu en 2016, ces deux usines représenteraient 500 emplois directs pour une production annuelle de 100 sets de 3 pales.
A cela viendrait s'ajouter, dans la région Pays de la Loire, l'implantation d'un centre d'ingénierie et de R&D de 200 personnes dédié à l'éolien offshore, premier et unique centre de ce type localisé sur le territoire national.
Les ports de Saint-Nazaire et Cherbourg ont été retenus à l'issue d'une phase de consultation approfondie, à l'aune de critères combinant la qualité des infrastructures, les facilités d'accès aux fermes éoliennes prévues par l'appel d'offres, les dispositifs de soutien à l'investissement portés par les collectivités locales, mais également l'existence d'un savoir-faire industriel et la capacité de constituer un tissu industriel dense tourné vers l'éolien offshore.
Au-delà de la filière industrielle générée par Alstom, le consortium prévoit d'implanter, dans les ports de Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et Le Havre, jusqu'à huit unités pour la construction des fondations des éoliennes, ainsi que quatre centres d'exploitation-maintenance dans les ports de proximité de La Turballe, Saint-Quay-Portrieux, Caen-Ouistreham et Fécamp, créateur de 2 500 emplois supplémentaires. Au total, ce sont donc près de 7 500 emplois qui seraient créés pour ce projet.
Alors que la puissance éolienne mondiale a progressé de 21 % en 2011, selon les données annuelles publiées par le Global Wind Energy Council (GWEC), le Canada se classe au 6e rang mondial pour ce qui est de la nouvelle puissance éolienne installée. En 2011, le secteur éolien au niveau mondial a installé plus de 41.000 MW de nouvelles turbines, un niveau record. La puissance installée totale toujours à l'échelle de la planète s'élevait à plus de 238.000 MW à la fin de l'année dernière. Actuellement, environ 75 pays dans le monde possèdent des installations éoliennes d'ordre commerciales, dont 22 dépassent déjà le seuil de 1 GW.
Au Canada plus spécifiquement, le secteur de l'énergie éolienne a connu une année record en 2011 grâce à l'ajout d'une nouvelle puissance éolienne d'environ 1.267 MW aux réseaux provinciaux, ce qui représente un investissement de 3,1 milliards de dollars (CAD). Le Canada a terminé l'année 2011 avec un total de 5.265 MW de puissance éolienne installée, ce qui le place au 9e rang mondial en puissance cumulée. Durant cette même période, de nouveaux projets éoliens ont été construits et mis en service en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.
"En 2011, le secteur éolien du Canada a connu une année record au cours de laquelle la marque des 5 000 MW a été franchie. Le Canada, et plus particulièrement l'Ontario, commence à être considéré par les investisseurs internationaux intéressés par l'énergie éolienne comme une destination offrant un important avantage concurrentiel. Conserver cette réputation exigera des engagements soutenus par rapport à des cibles ambitieuses en matière de développement de l'énergie éolienne et une politique-cadre stable. Le Canada continue de renouveler ses ressources électriques, et l'énergie éolienne jouera un rôle de plus en plus important dans la production d'une électricité fiable, propre et économique", a déclaré Robert Hornung, président de l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA).
Au rythme actuel, le secteur de l'énergie éolienne du Canada dépassera facilement le seuil des 10.000 MW de puissance installée totale d'ici 2015
On s'attend à ce que 2012 constitue une autre année record au chapitre du développement de l'énergie éolienne au Canada avec la mise en service prévue de nouveaux projets représentant environ 1 500 MW au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse.
Puisque, selon les prévisions, la croissance devrait se poursuivre à un niveau similaire au cours des quatre prochaines années, le secteur de l'énergie éolienne du Canada devrait facilement dépasser le seuil des 10.000 MW de puissance installée totale d'ici 2015. Par conséquent, le Canada reste en bonne voie d'atteindre l'objectif national fixé par la CanWEA dans son document La force du vent, soit faire en sorte que l'énergie éolienne comble 20 % des besoins en électricité du pays d'ici 2025.
Les éoliennes suisses n'avaient encore jamais autant produit d'électricité qu'en 2011, et cela alors que les vents ont été relativement faibles l'année dernière ! D'après l'association suisse pour la promotion de l'énergie éolienne, la part de l'éolien dans la consommation globale devient significative dans les cantons du Jura et d'Uri et même si la réalisation de nouvelles installations marque momentanément le pas, cela ne devrait pas durer.
L'augmentation notable de la production en 2011 est due à une forte croissance du nombre d'installations l'année précédente. Cette production représente 70 millions de kWh d'électricité verte, soit le double de 2010, et ce malgré des vents relativement faibles.
La Suisse compte désormais 30 grandes éoliennes : "c'est peu en comparaison internationale, mais dans deux cantons, la part de l'éolien dans la consommation globale atteint voire dépasse désormais 1%. C'est le cas en Uri, mais surtout dans le Jura, où l'éolien a couvert 4% des besoins. Dans les cantons de Berne et du Valais, 0,5% de l'électricité consommée était d'origine éolienne" précise Suisse Eole.
Après le développement record de 2010, la construction a marqué le pas l'année dernière. Seules deux grandes éoliennes ont été mises en service. Celle qui domine le lac de Gries (VS) est la plus haute d'Europe. D'une puissance de 2,3 MW, elle est située à 2.465 métres d'altitude. L'autre grande éolienne inaugurée en 2011, d'une puissance de 0,95 MW, a été montée en novembre à Rengg bei Entlebuch (LU), à proximité d'une autre installation en service depuis six ans.
Le ralentissement dans la construction témoigne des obstacles que l'énergie éolienne doit encore surmonter en Suisse. En outre, les sites favorables ne manquent pas. La nouvelle politique énergétique de la Confédération attribue par ailleurs un rôle important à l'énergie éolienne. Malgré cela, "les procédures traînent en longueur et des projets peuvent toujours être bloqués par des cascades de recours".
Suisse Eole demande en conséquence que l'intérêt public de l'éolien soit mieux pris en compte par les politiques et soit inscrit dans la législation. La commission compétente du Conseil national, la CEATE, a récemment fait un pas vers davantage de souplesse dans le choix des sites, car elle voudrait permettre l'implantation d'éoliennes en forêt sous certaines conditions et avec l'accord du Conseil des Etats. Aussi, la réglementation relative au déboisement devrait être assouplie au bénéfice des énergies renouvelables. En principe, seuls des sites proches de voies d'accès et de lignes électriques devraient être pris en considération. Et ils seraient en outre soumis aux mêmes études d'impact que les autres projets. Le potentiel éolien de la Suisse
Les estimations sont issues du "Concept d'énergie éolienne pour la Suisse" de 2004. Elles se fondent sur les conditions de vent (vitesse >= 4,5 m/s en moyenne annuelle) et le nombre d'éoliennes que chaque site peut accueillir. Ces estimations ont été reprises et confirmées par les études de l'Institut Paul-Scherrer (PSI) et l'Académie suisse des sciences techniques (SATW) :
• Horizon 2035 : 1500 GWh par an Quelque 375 éoliennes de 2 MW chacune produisent annuellement 1500 GWh d’électricité : de quoi alimenter 2,5 % des besoins actuels de la Suisse (estimation prudente). • Horizon 2050 : 4000 GWh par an Quelque 800 éoliennes de 2,5 MW chacune produisent annuellement 4000 GWh d’électricité. Cela correspond à la consommation de plus de 1 million de ménages ou à 6,8 % de la consommation nationale d’électricité en 2008. Si la consommation diminue grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique et à des mesures d’économie, la part de l’éolien pourrait monter à 8 voire 10 %.
Une ferme éolienne de 49,5 mégawatts a été connectée au réseau électrique national au début du mois sur la montagne de Dangjin, située à 3 420 mètres d'altitude, dans la province du Gansu (nord-ouest de la Chine). Opérée par le China Huadian Group, une importante compagnie publique d'électricité, elle est la plus haute station d'électricité éolienne intégrée au réseau dans le pays, a-t-on appris de responsables de la communication du district d'Akesai. Ce parc éolien est équipé de...
Une ferme éolienne de 49,5 mégawatts a été connectée au réseau électrique national au début du mois sur la montagne de Dangjin, située à 3 420 mètres d'altitude, dans la province du Gansu (nord-ouest de la Chine). Opérée par le China Huadian Group, une importante compagnie publique d'électricité, elle est la plus haute station d'électricité éolienne intégrée au réseau dans le pays, a-t-on appris de responsables de la communication du district d'Akesai. Ce parc éolien est équipé de...