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Bilan de raccordement d'ERDF au 31/03/12

7 May 2012

Le gestionnaire de réseau ERDF a publié le bilan des installations raccordées et en attente de raccordement au 1er trimestre de 2012. Ces données viennent compléter les informations déjà obtenues lors de la publication des coefficients S4 et V4 par la CRE. Ainsi : 2 672 MW (2,67 GW) sont, au 31 mars 2012, raccordés au réseau d'ERDF. 1 439,8 MW sont actuellement dans la file d'attente dont 248,7 MW pour lesquels la demande de raccordement a été déposée à ERDF de janvier à fin mars 2012. Pour rappel, 126,7 MW de demandes déposées auprès d'ERDF ont été pris en compte pour le calcul des coefficients S4 et V4. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les publications ci-dessous : Bilan ERDF du parc PV français au 31/03/12 (PDF - 212.3 ko) Bilan des demandes de raccordement au 31/03/12 (PDF - 271.2 ko)

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Mots clés : Raccordement bilan

Parc photovoltaïque français : le seuil des 3.000 MW a été atteint

7 May 2012

En tenant compte des territoires d'outre-mer, la France dispose à fin mars 2012 d'un parc photovoltaïque raccordé au réseau de l'ordre de plus de 3 000 MW (dont 2.672 MW en métropole), soit une progression marquée de 14% par rapport à fin 2011. En s'appuyant sur les données d'ErDF (filiale d'EDF chargée de la distribution de l'électricité) et d'EDF SEI (filiale d'EDF dédiée à la Corse et aux Dom-Tom), Enerplan précise que le volume raccordé durant le 1er trimestre 2012 est "en cohérence avec celui de l'ensemble de l'année 2011, même si le volume baisse continuellement depuis le 3ème trimestre 2011". Ainsi, le parc métropolitain raccordé fin mars 2012 atteint 2.672,2 MW, en croissance de 15%.

La situation de la Corse et des ultramarines ont également progressé de 5,48%, pour quasiment atteindre 340 MW raccordés. 17,64 MW ont été raccordés aux réseaux insulaires au 1er trimestre 2012 contre 38,27 MW au trimestre précédent. La progression du parc raccordé se poursuit à un rythme moins soutenu.

Les demandes en attente de traitement au niveau national

Suite au moratoire (Décret du 9 décembre 2010) qui a conduit à une baisse de 45% de la file d'attente ErDF en métropole au premier trimestre 2011, celle-ci a continué de décroître : -4,83% au 2ème, -13,2% au 3ème et enfin, -2,71% fin 2011. Pour le 1er trimestre 2012, elle décroît de -7,12%, et représente 1 439 MW.

En parallèle, la file d'attente en Outre-mer s'est réduite de près de 14,47% au cours du dernier trimestre, après une baisse de l'ordre de 30% au 3ème trimestre, 7% au 2ème trimestre, 46,2% au 1er trimestre. Elle représente 142 MW à fin mars.

Au niveau national, la file d'attente à la fin du 1er trimestre représente donc une puissance de 1.581 MW.


Le parc raccordé par région Avec une croissance métropolitaine de l'ordre de 15%, toutes les régions métropolitaines voient leur parc raccordé augmenter. Les tendances de croissance sont disparates, autour de 4% en Île de France et dans l'Est, jusqu'à plus de 30% en Manche Mer Nord et Auvergne Centre Limousin (35,18%).

Pour les situations en Corse et Outre-mer, la croissance atteint à peine 5,5% au cours du 1er trimestre (contre 13,5% au dernier trimestre 2011, 33,75% au 3ème trimestre et 6,77% au 2 ème trimestre 2011). La Corse et la Martinique enregistrent une croissance supérieure à 11%. La Guadeloupe progresse de 5,65%, les autres régions voient leur parc raccordé stagner (ou presque).

Evolution du raccordement par tranche de puissances (kWc) En métropole, les segments ayant fait l'objet d'une forte croissance au cours du dernier trimestre sont ceux des installations de 6 à 9 kW (+32%) et tous les segments d'installations supérieures à 100 kW (entre +19 et +31%).

Concernant la file d'attente, seuls les segments ci-après font l'objet d'une croissance positive, et ils correspondent à certains seuils fixés par les conditions de l'arrêté tarifaire :


de 3 à 6 kW, la file d'attente croît de 32% ;

de 6 à 9 kW, la file d'attente croît de quasi 69% ;

de 36 à 100 kW la file d'attente croît de 17,4%. Le potentiel de raccordement D'après Enerplan, le parc métropolitain aurait atteint un potentiel de plus de 4.112 MW, et de près de 482 MWc en Corse et Outre-mer, soit un potentiel total de plus de 4.590 MWc (en progression de 5,83% par rapport à fin 2011, et de plus de 27,5% au potentiel à fin mars 2011) dans le cas où toutes les demandes en attente de raccordement auraient abouti à des installations réelles.

Sur ce potentiel, plus de 28% est constitué de projets > 36 kVa situés en file d'attente (1.309 MW en métropole), en métropole. Ils correspondent, entre autres, aux projets ayant échappé à la suspension de l'obligation d'achat prévue par le décret de décembre 2010. Cependant, nombre d'entre eux doivent maintenant être mis en service au plus tard le 1er juin 2012.

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Jinkosolar dévoile ses modules solaires 2ème génération au SolarExpo

4 May 2012

Classé sixième fabricant mondial de produits solaires cristallins*, le chinois JinkoSolar a annoncé hier le lancement de sa 2ème génération de modules photovoltaïques en avant première, à l'occasion de l'évènement SolarExpo qui se déroule en Italie. Plus légers et plus fins que les modules traditionnels, ces nouveaux modules de seconde génération disposent d'un nouveau design ergonomique pour une installation "plus rapide et efficace".

Avec une réduction allant jusqu'à 1,5 kg de son poids total, et une épaisseur de seulement 20 mm (contre 35 mm en moyenne dans l'industrie, soit une réduction de 15 mm), ces panneaux sont disponibles en versions mono et polycristalline, et leur efficacité peut atteindre une puissance de 260 Watts (sur une base de 60 cellules).

"L'introduction de la 2ème génération est le résultat d'un vaste programme de Recherche & Développement dédié à l'amélioration continue de l'efficacité et de la qualité de nos produits, afin de satisfaire toujours plus l’exigence de nos clients à travers le monde. La haute performance de nos produits alliée à une totale maîtrise des coûts symbolisent la puissante capacité d'innovation de JinkoSolar, toujours à la pointe" a indiqué Arturo Herrero, Chief Marketing Officer de JinkoSolar.

Une nouvelle gamme aux fonctions innovantes :

► Légèreté (réduction de 1.5 kg sur le poids total)
► Finesse (réduction de 15 mm sur l'épaisseur totale)
► Optimisation du cadre avec angles arrondis
► Remplacement du mécanisme de verrouillage pour une installation plus aisée
► Réduction de la taille de la boîte de jonction pour des fonctionnalités améliorées

Tous les modules JinkoSolar sont équipés d'un verre antireflet auto-nettoyant pour une meilleure efficacité énergétique. Ils ont également récemment été certifiés par le TÜV Rheinland pour leur résistance à l'ammoniac.

"Nous sommes ravis de présenter notre nouvelle gamme de modules pour la première fois en Europe lors de SolarExpo. L'Italie est un marché stratégique que nous suivons avec attention", a précisé pour finir Arturo Herrero, Chief Marketing Officer de JinkoSolar.


* classement IMS Research 2011

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Mots clés : Modules

Programmes présidentielles : quelle place pour l'énergie solaire ?

3 May 2012

Dominique Le Baron, Responsable Marketing Solaire chez SCHOTT France a décrypté pour nous les programmes de chacun des 2 candidats à l'élection présidentielle en se basant sur la thématique de la politique énergétique. Des promesses, toujours des promesses ?

Après la définition d'une politique généreuse et d'objectifs ambitieux par Jean-Louis Borloo dans le cadre du Grenelle de l'environnement, sous le gouvernement actuel, c'est comme si toute la classe politique faisait machine arrière sur l'environnement et en particulier sur le photovoltaïque, soudainement accusé de tous les maux.

Curieusement l'écologie a été la grande absente des débats présidentiels, y compris en amont du 1er tour. Même Eva Joly a axé ses interventions médiatiques sur des débats sociétaux, oubliant quasiment la mission fondatrice de son parti. Cela ne lui a pourtant pas porté chance ... Nicolas Hulot, écarté par les militants lors des primaires, continue cependant de défendre des valeurs écologiques.

Plus en profondeur, analysons ce qu'il en est des 2 candidats en lice pour le second tour. Du côté de François Hollande :

A l'occasion du Salon des Energies Renouvelables à Paris, le 5 avril 2012, Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l'environnement du Parti Socialiste soulignait que François Hollande, s'il était élu à l'issue des présidentielles, allait lancer (pendant 1 an !) un grand débat national sur la transition énergétique à compter du 3 juillet 2012. La meilleure façon de repousser les choses pour ne rien faire … avant une longue année.

François Hollande s'est pourtant engagé à respecter les engagements internationaux du pays pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à faire de la France la nation de « l'excellence environnementale ».

Dans ses 60 mesures pour la France, François Hollande confirme sa volonté de baisser la part du nucléaire dans la production électricité de 75% à 50% d'ici à 2025. Cela s'inscrit dans la mouvance européenne d'une sortie progressive du nucléaire ou encore d'une diversification du Mix énergétique, comme le montre les récentes décisions des gouvernements allemand, italien et suisse, qui devraient faire école en Autriche et en Belgique. François Hollande compte ainsi fermer Fessenheim, la plus ancienne centrale française, en exploitation depuis 1977, mais … achever le chantier de l'EPR de Flamanville.

Si nous comparons la France au cas récent de l'Allemagne, une telle baisse du nucléaire dans le Mix énergétique français est pourtant ambitieuse : elle équivaut à la sortie du nucléaire de l'Allemagne en 2022, qui représentait 24% de son Mix énergétique en 2011. Depuis cette annonce de la chancelière Angela Merkel, il y a un an, l'Allemagne importe du gaz russe et a augmenté la production de ses centrales thermiques à charbon, pourtant fortement polluantes en terme d'émissions de CO2 … La transition vers d'autres sources énergétiques propres doit être logiquement programmée en amont pour une mise en œuvre intelligente, tout en douceur.

Le programme présidentiel de François Hollande annonce des économies d'énergies avec « un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d'une isolation thermique de qualité ». Un bon premier pas pour permettre une réduction de la consommation d'énergie. Pour la production énergétique de remplacement, en revanche, aucune ligne directrice sur l'évolution des tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque ou encore sur les appels d'offres n'apparait dans son programme. Seules de vagues propositions pour la filière photovoltaïque [http://francoishollande.fr/dossiers/energie-solaire-sortir-de-l-impasse-2/] sont mises en avant :

► Mettre en place un cadre réglementaire stable et transparent qui favorise le développement de la filière industrielle du photovoltaïque en France et en Europe.

► Créer un fonds de capital-investissement dédié aux énergies renouvelables au sein de la future Banque publique d'investissement. Il servira à soutenir l'innovation et les entreprises qui s'engageront dans la filière. Faire émerger des leaders mondiaux du secteur.

► Favoriser l'achat de panneaux européens en orientant les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux vers les entreprises qui feraient ce choix. Du côté de Nicolas Sarkozy : En novembre 2010, Nicolas Sarkozy, après avoir nommé Nathalie Kosciusko-Morizet au Ministère de l'Ecologie, du développement durable, sur des dossiers qu'elle connaissait bien, s'est employé à détruire la filière photovoltaïque sous le motif qu'elle était sujette à la spéculation. S'il est légitime de vouloir maîtriser les coûts d'une énergie arrivée à une certaine maturité, il est dommage de vouloir tuer dans l'œuf toute une industrie solaire européenne.

Après un moratoire de 3 mois de décembre 2010 à mars 2011, qui a eu pour effet de donner brusque coup d'arrêt au soutien de la filière photovoltaïque, le dernier arrêté de mars 2011 applique des baisses de tarif d'achat de l'électricité photovoltaïque à un rythme annuel déraisonnable, proche de 20% pour le résidentiel et de 40% pour les autres installations. De plus, il limite l'application des tarifs d'achat aux installations inférieures à 100 kWc.

En parallèle, des appels d'offres ont été mis en place pour les installations photovoltaïques de plus de 100 kWc. Les 1ers résultats pour le 1er appel d'offres sur les projets de 100 à 250 kWc ont été récemment publiés. Parmi les lauréats, 11 sociétés représentent 88% des 218 projets validés. Parmi les 3 premières sociétés, qui cumulent 53% des projets, deux ont des liens forts avec EDF EN (pour l'une EDF EN en est actionnaire, pour l'autre le PDG est un ancien collaborateur de EDF EN). EDF EN est encore une fois le grand gagnant des courses.

Dans la critique formulée par Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'il se vendait essentiellement des panneaux chinois sur le territoire français, le gouvernement n'a pas beaucoup aidé les entreprises européennes. Sauf à avoir annoncé récemment en grande pompe la création d'un tarif d'achat bonifié de 10% sur les panneaux solaires d'origine française, puis européenne. Des premiers critères d'éligibilité ont été définis. L'Elysée s'est fendu d'un communiqué de presse officiel sur son site Internet en mars dernier. Ce tarif bonifié a été ensuite purement et simplement remis en cause, puis a été remis au goût du jour avec d'autres critères.

Créée il y a 30 ans, la PME française Photowatt, autrefois pionnière et fleuron de l'industrie solaire, a tout d'abord licencié 95 personnes en janvier 2011 puis a été placé sous liquidation judiciaire. Elle est sauvée in extremis par une reprise spectaculaire par EDF sous la pression gouvernementale avant la présidentielle. Pourquoi une reprise aussi tardive, alors que la société manque de compétitivité ?

Dés 2007, Nicolas Sarkozy avait annoncé : « Là où nous dépensons un euro pour la recherche nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres. ». En 2010 en France, l'aide publique à la recherche pour le nucléaire civil s'est élevée à 440 M€, celle pour l'ensemble énergies renouvelables+stockage du carbone+ stockage de l'énergie à 340 M€, cachant cependant des disparités : 140 M€ pour l'ensemble biomasse+éolien+énergies marine+solaire, division par 2 pour le photovoltaïque entre 2008 et 2010.

En France, l'énergie nucléaire et plus récemment l'éolien avec le dernier appel d'offres offshore de 3 GW ont été privilégiés, avec la mise en avant de grands groupes industriels nationaux, comme Areva, EDF, Alstom, alors que chacun sait que ce sont avant tout les PME qui sont fortement créatrices d'emploi. Selon l'ADEME, en 2010, 26 000 emplois ont été créés dans la filière solaire photovoltaïque contre seulement 8 400 dans l'éolien.

Grand défendeur du nucléaire, Nicolas Sarkozy affirme vouloir « tenir l'objectif de 23 % de notre consommation finale en énergies renouvelables en 2020. » Le développement durable figure en effet dans le programme de Nicolas Sarkozy… en dernier point. La bagarre des chiffres fait rage. Selon la société française de l'énergie nucléaire (SFEN), le nucléaire aurait créé en France 125 000 emplois directs et selon l'étude de Pricewaterhouse Coopers de mai 2011 - commandée par l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon - 410 000 emplois au total en tenant compte des emplois « indirects ». En revanche, Cécile Duflot, Secrétaire Nationale d'Europe Ecologie Les Verts, affirmait que le nucléaire représentait « au maximum 140.000 emplois ». Un certain consensus semble établir à 250.000 les emplois dans la filière se répartissant équitablement entre emplois directs et sous-traitance.

La France dispose pourtant du 5ème potentiel soleil d'Europe, avec un niveau d'ensoleillement plus élevé que l'Allemagne. Cependant, la France a un parc solaire photovoltaïque dix fois moins puissant que celui de l'Allemagne. L'association professionnelle SER souligne que la filière française photovoltaïque a perdu 7 000 emplois en un an, après avoir été fortement créatrice d'emplois depuis 3 ans. Le solaire une énergie chère ? Les panneaux photovoltaïques ont connu une baisse de prix sans précédent de 40 % en moins d'un an, alors que le prix de l'électricité - majoritairement d'origine nucléaire - devrait augmenter de 30 % dans les 5 années à venir.

Suite à la catastrophe de Fukushima, le Japon diversifie son Mix énergétique, avec la mise en place d'une politique incitative de développement du photovoltaïque. La Chine elle-même développe un marché interne pour le photovoltaïque.

Demain, les énergies renouvelables pourront représenter un important gisement d'emplois en France. Selon un récent rapport du Ministère allemand de l'environnement, l'Allemagne comptabilisait 381 600 emplois dans les énergies renouvelables (dont 125 000 emplois dans la filière solaire) fin 2011, contre seulement 94 500 emplois en France en 2010 selon l'ADEME. C'est une chance pour demain. Ne la négligeons pas

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Mots clés : Solaire

Heliatek : nouveau record pour sa cellule solaire organique

3 May 2012

La firme allemande Heliatek spécialisée dans les films solaires de 3ème génération a annoncé avoir établi un nouveau record mondial concernant l'efficacité de sa cellule solaire organique mesurée à un taux de 10,7% pour une surface de 1,1 cm2. La clé du succès d'Heliatek résiderait dans le choix des molécules organiques courtes - oligomères - développées et synthétisées dans ses propres laboratoires à Ulm, en Allemagne.

"Heliatek est la seule entreprise solaire au monde qui utilise le dépôt de molécules organiques à basse température, un processus de vaporisation sous vide en rouleau ('roll-to-roll'). Nos cellules solaires sont composées de fines couches nanométriques ultra-pures et d'une grande homogénéité. Cela nous permet de concevoir une architecture capable d'améliorer systématiquement l'efficacité et la durée de vie de nos cellules" a expliqué le Dr Martin Pfeiffer, co-fondateur d'Heliatek. "La déposition sous vide est déjà largement exploitée par l'industrie OLED. Elle permet de faire évaporer les oligomères pour les recondenser sur le subtrat avec une très grande reproductibilité", a ajouté pour sa part Thibaud Le Séguillon, directeur général d’Heliatek. Ainsi, pour obtenir 1 m2 de cellule photovoltaïque, un seul gramme de matériau semi-conducteur organique suffit Le processus de fabrication permet à l'entreprise de réaliser une cellule solaire bicouches (ou 'tamdem'), avec une couche qui absorbe la lumière tandis que l'autre produit des électrons. Les cellules dites tandem sont obtenues par empilement monolithique de 2 cellules simples, l'une de silicium amorphe, l'autre de silicium cristallin ; leur sensibilité s'étend donc sur une large plage de longueur d'onde.

La campagne de mesures réalisée par l'institut indépendant - SGS - comprenait les mesures d'efficacité des cellules solaires dans des conditions de test standard (STC) de l'industrie solaire, ainsi que des mesures de rendement à faible luminosité et à des températures élevées pouvant atteindre jusqu'à 80°C.

Concernant les résultats des mesures dans des conditions à faible luminosité, il a été établi que l'efficacité non seulement restait constante, mais augmentait d'une manière progressive. Lors d'une irradiation de 100 W/m², le rendement était de 15% plus élevé par rapport à la norme d'efficacité mesurée à 1.000 W/m². Par ailleurs, les mesures à des températures élevées ont confirmé que l'efficacité restait constante, à la différence des technologies traditionnelles où l'efficacité diminuait considérablement entre 15% et 20%. Les premiers essais en plein air ont montré que les taux d’efficacité des cellules solaires organiques d'Heliatek étaient de 15% à 25% plus élevés que les cellules en silicium cristallin et les films solaires en couches minces.

"Quand la société Heliatek a été fondée en 2006, le plan technologique précisant les différents jalons d'efficacité s'avéraient très ambitieux, et pourtant nous avons atteint chacun d'entre eux", a indiqué Thibaud Le Séguillon. "Nous sommes maintenant sur la bonne voie pour atteindre le taux de 15% dans les prochaines années." Heliatek travaille actuellement sur la mise en place d'une première ligne de fabrication dans son usine de Dresde, en Allemagne, pouvant atteindre annuellement 2 à 3 MW de capacité. La production de panneaux solaires flexibles basées sur des matériaux semiconducteurs organiques devrait débuter au troisième trimestre 2012.

La firme a également lancé en parallèle un tour de table de financement dans le but de récupérer 60 millions d'euros supplémentaires dont une partie sera utilisée pour étendre son usine de production à 75 MW.

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Eole Water récupère l'eau de l'air à partir de turbines éoliennes

3 May 2012

La société française Eole Water implantée à Sainte Tulle (04), conceptrice de turbines éoliennes capables de récupérer à partir de l'air humide, de l'eau potable veut maintenant commercialiser son offre à destination des collectivités isolées dépourvues ou limitées en infrastructures. Contrairement aux puits ou forages, l'eau est toujours présente dans l'air. Pour Eole Water, la seule contrainte était de concevoir une technologie fiable, capable de créer et de recueillir cette eau. Au final, l'éolienne WMS1000 a été conçue pour produire de l'eau sans aucune source d'énergie extérieure et est capable de produire journalièrement jusqu'à 1.200 litres d'eau fraîche et portable dans un climat humide.

"Le vent est son unique moteur. Grâce à ses 30kW de puissance installée et usant de l'air comme source d'eau, l'éolienne WMS1000 est parfaitement adaptée pour approvisionner des zones reculées complètement dépourvues d'infrastructures existantes. Il n'y a aucun rejet de CO2, pas de pompage dans les nappes phréatiques ou les sources d'eau de surface. L'impact sur l'environnement est ainsi quasiment nul" indiqué Eole Water dans ses publications.

Afin de démontrer l'efficacité de sa technologie dans des conditions météorologiques difficiles, Eole Water réalise des essais sur la production d'eau potable à Mussafah près d'Abu Dhabi dans les Émirats Arabes Unis depuis novembre 2011. Cette phase de tests est la première étape avant l'implantation définitive sur mât qui devrait intervenir avant le mois de juin 2012.

D'après Eole water, l'éolienne WMS1000 a déjà pu collecter jusqu'à 62 litres d'eau par heure avec un taux d'humidité moyen de 45% et une température moyenne de 24°C.

Par ailleurs, des prélèvements ont été effectués afin de tester la potabilité de l'eau. "Les résultats ont confirmé un niveau de qualité très supérieur aux normes de potabilité requises par l'Organisation Mondiale de la Santé" a précisé la firme française.


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Installations solaires : l'Inde tire la croissance d'AEG Power

2 May 2012

La société néerlandaise AEG Power Solutions a annoncé lundi avoir installé 40 MW de produits photovoltaïques depuis le début de ses opérations en Inde, dont 34 MW rien que pour les 4 premiers mois de l'année 2012. Les commandes ont porté sur des systèmes électriques complets, comprenant des onduleurs, ainsi que des équipements de surveillance et de mesure, destinés à des centrales solaires indiennes, situées principalement dans l'État du Gujarat. Le programme d'investissement énergétique à long terme de cet État implique des accords avec 80 entreprises pour le développement et la mise en service d'une capacité solaire installée de près de 1.000 MW d'ici fin 2013.

La première centrale électro-solaire de 1 MW qui a vu le jour dans le parc de Gujarat (500 MW) a été réalisée par AEG Power Solutions à destination d'EI Technologies. « Notre but était d'être la première entreprise à mettre en service une centrale dans le parc solaire du Gujarat ; nous avions pleine confiance en l'expertise d'AEG Power Solutions pour y parvenir », a déclaré M. N. Ranganath, PDG d'EI Technologies.

Alors que la capacité d'installation d'AEG Power Solutions en Inde atteignait 11 MW fin 2011, divers équipements ont été mis en place pour s'ajuster aux différentes tensions du réseau (11, 33 et 66 KV).

Enfin, AEG précise que tous les onduleurs destinés à sa clientèle indienne sont fabriqués sur le site de production de l'entreprise à Bangalore, inaugurée en octobre 2011 et qui emploie actuellement environ 100 personnes. « Nous avons investi dans ce site afin de démontrer notre engagement et de devenir un acteur majeur sur le marché indien », a déclaré Sridhar. « Les résultats obtenus aujourd'hui sont la preuve de l'efficacité de notre stratégie. »

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Mots clés : installations

Stockage énergie solaire : Saft va coopérer avec Nedap

2 May 2012

Le fabricant de batteries industrielles Saft et le néerlandais Nedap ont conclu récemment un accord pour créer des systèmes de stockage d'énergie performants, basés sur une technologie de batteries au lithium-ion (Li-ion), permettant aux installations photovoltaïques (PV) en réseau d'optimiser l'utilisation de l'énergie solaire produite. Un stockage d'énergie efficace permet de décaler dans le temps la puissance de pointe produite par les systèmes PV au milieu de la journée, afin d'utiliser cette énergie pendant les périodes où la demande est la plus forte, à savoir le matin et le soir. Ceci maximise l'autoconsommation locale et renforce la valeur du système PV puisque seul le surplus d'énergie est injecté dans le réseau. C'est dans cette optique que Nedap a développé le PowerRouter, un convertisseur solaire avec un système de gestion de la batterie intégré, afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie autoproduite.

Les modules de batterie Li-ion (Saft), spécifiquement conçus pour le stockage d'énergie dans des applications photovoltaïques résidentielles et commerciales, en liaison avec le convertisseur solaire PowerRouter (Nedap) et le système de gestion intégré de la batterie, seront disponibles sur le marché cet été.

« Alors que le marché de l’énergie renouvelable se rapproche rapidement d'une parité des coûts d'électricité, il devient de plus en plus intéressant d’optimiser la consommation de l’énergie solaire autoproduite. Stocker l’énergie pendant la journée pour l’utiliser la nuit devient essentiel pour les utilisateurs qui veulent devenir indépendant vis-à-vis de leur fournisseur d’énergie. Les derniers développements de la technologie lithium-ion rendent désormais cette technologie économiquement attractive pour le consommateur. La technologie Li-ion de Saft qui allie performance, longue durée de vie et absence de maintenance est en parfaite adéquation avec le système intégré, compact, facile à installer du PowerRouter de Nedap », affirme Joep Thomassen, directeur de division chez Nedap Energy Systems.

« Nous assistons à une évolution importante du marché photovoltaïque avec un recul significatif des tarifs de rachat, qui sont parfois totalement arrêtés. Il s’agit de répondre à l’intérêt croissant pour l’autoconsommation et à d’autres applications de stockage d’électricité qui ne peuvent s’accomplir qu’à l’aide d’un système de stockage d’énergie efficace », explique François Bouchon, Directeur de l’unité de stockage d’énergie chez Saft. [ Image : siège social de Nedap NL ]

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Mots clés : Solaire Energie Stockage

La Grèce se dote d'un grand projet photovoltaïque de 17 MW

27 April 2012

Alors que la Grèce a décidé de s'ouvrir activement au photovoltaïque, l'allemand Schott Solar, en collaboration avec son partenaire Environ, a annoncé la réalisation actuelle de plusieurs parcs solaires d'une puissance cumulée de 17 MW dans le pays. Plusieurs centrales solaires ont déjà été reliées au réseau, pour un total de 10 MW. Les autres étant en cours de construction.

"Grâce au savoir-faire de notre partenaire ENVIRON, nous avons finalisé tous les projets dans les temps impartis, malgré un contexte difficile. C'est une très belle réussite", a souligné Burkhard Söhngen, vice-président de Schott Solar Power Projects. Le groupe Schott a ouvert fin 2010 un nouveau bureau de ventes à Thessalonique et a depuis considérablement élargi son réseau de partenaires dans le pays.

"Après ce succès, nous comptons encore renforcer nos relations avec Schott Solar", a ajouté Alexandros Xylouris, directeur financier d'Environ. "Notre objectif est d'acquérir une part majoritaire du marché photovoltaïque en Grèce, et nous avons trouvé le partenaire idéal."

Parmi les systèmes installés, cinq appartiennent au groupe Karatzis**, comprenant environ 35.000 modules photovoltaïques, pour une puissance totale de 8 MW. Une autre installation de 5,5 MW est également en cours de construction.

"Notre grand savoir-faire en matière de projets est très avantageux pour nos clients en Grèce. La qualité allemande est renommée et très demandée dans ce pays" a expliqué pour sa part Christian Dumbs, directeur du département solaire chez Schott France.

Nouvelles perspectives de croissance pour l'économie grecque

Actuellement, les installations solaires de plus de 100 kW en Grèce bénéficient d'un tarif d'achat de 0,29 € par kWh (tarifs au 1er février 2012). Le rôle actif que tient aujourd'hui la Grèce dans le domaine du photovoltaïque contribue à stimuler l'économie. L'énergie solaire est devenue un moteur régional de la croissance économique, créant des emplois notamment dans la vente de détail et chez les artisans.

Par ailleurs, les systèmes solaires génèrent de l'électricité aux heures de pointe, lorsque les systèmes de refroidissement et de réfrigération en ont le plus besoin. Ces installations photovoltaïques devraient aider le pays à atteindre une indépendance énergétique à long terme face à des importations coûteuses. Mais plus encore, l'électricité solaire pourrait devenir un bien d'exportation très recherché par les entreprises grecques, et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance.


** Le groupe Karatzis (Héraklion) fabrique des filets pour la production, l'agriculture et l'horticulture et produit des matériaux de construction. Le groupe Karatzis se charge du foncier pour ces projets et se positionne également comme investisseur.

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Mots clés : Photovoltaïque Projet

Vers des cellules solaires liquides imprimables ?

27 April 2012

Les scientifiques de l'université de Californie Sud (USC) ont annoncé une voie prometteuse dans la conception de cellules solaires bon marché capables d'être utilisées sous forme d'encre liquide en peinture ou en impression sur des surfaces en verre. Les nanocristaux 'solaires' mesurent environ 4 nanomètres - cela signifie que vous pourriez en faire tenir plus de 250.000.000.000 sur une tête d'épingle - et les faire flotter dans une solution liquide, "de sorte que, comme un journal papier, vous pourrez également imprimer des cellules solaires", a déclaré Richard L . Brutchey, professeur adjoint de chimie au Collège des Lettres, des Arts et des Sciences, à l'USC Dornsife.

R. Brutchey et David H. Webber ont développé un nouveau revêtement en nanocristal, qui est fait de semi-conducteurs en séléniure de cadmium . Leur recherche a été présenté ce mois-ci dans la revue internationale de chimie inorganique "Dalton Transactions".

Les cellules solaires liquides en nanocristal sont moins coûteuses à fabriquer que celles conçues à partir de tranches de silicium monocristallin, mais demeurent par contre moins efficaces pour convertir la lumière solaire en électricité. Les deux chercheurs ont toutefois résolu un des problèmes clés dans la fabrication des cellules solaires liquides : "comment créer un liquide stable qui conduise également de l'électricité ?"

Dans le passé, les molécules organiques (ligands) étaient reliées à des nanocristaux afin de conserver une certaine stabilité et surtout de les empêcher de s'agglomérer. Ces molécules isolaient également les cristaux, ce qui rendait la chose terriblement compliqué en termes de conductivités électriques. "Cela demeurait un véritable défi dans ce domaine," a précisé le professeur R. Brutchey.

Les 2 acolytes ont donc découvert un 'ligand' synthétique qui non seulement joue un rôle dans la stabilisation des nanocristaux, mais s'applique à créer de petits ponts reliant les nanocristaux entre eux, aidant à leur tour à conduire le courant.

Dans un process à basse température, la méthode des chercheurs permettrait également d'imprimer des cellules solaires sur du plastique à la place du verre sans rencontrer le problème de fusion - ce qui donnerait un panneau solaire flexible façonnable à volonté et adaptable n'importe où.

Dans la continuité de leurs recherches, R. Brutchey a indiqué qu'il envisageait toujours de travailler sur des nanocristaux basés à partir de matériaux autres que le cadmium, qui est limité commercialement en raison de sa toxicité. "Alors que la commercialisation de cette technologie reste encore éoloignée, nous voyons une possible intégration dans les prochaines générations de cellules solaires," a t-il déclaré pour conclure.

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Mots clés : Cellules
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