EDF EN, la filiale d'EDF spécialisée dans les énergies renouvelables semble avoir abandonné le projet d'implantation d'une centrale photovoltaïque géante dans la plaine gardoise de Beaucaire, en Camargue. Alors que la centrale était initialement prévue pour être installée sur plus de 700 hectares de rizières, EDF EN a finalement décidé de retirer la demande de permis de construire auprès de la préfecture du Gard.
Le projet titanesque du Beaucaire aurait réclamé d'importantes ressources dont un investissement financier dépassant les 650 millions d'euros. En contrepartie, la centrale solaire d'une puissance de 261 mégawatts crête (MWc) aurait dans un premier temps créé localement "des centaines d'emplois" durant la construction avant de générer à terme suffisamment d'électricité pour alimenter 160.000 foyers à l'horizon 2013.
La baisse de rentabilité occasionnée par un tarif d'achat de l'énergie photovoltaïque plus faible, associée aux réserves émises par les différentes commissions administratives d'enquête, notamment sur l'impact environnemental que représente ce type de projet sur un site naturel de Camargue auront donc eu raison d'EDF.
Pour autant, le maire divers droite de Beaucaire, Jacques Bourbousson ne baisse pas les bras et continue de croire à ce projet. Selon lui, "le retrait est momentané. Un autre permis sera déposé d'ici juillet". [ Photo : centrale photovoltaïque des Mées - Alpes de Haute Provence ]
Q-Cells, l'allemand fabricant de cellules photovoltaïques en grande difficulté de trésorerie a annoncé mercredi avoir trouvé un compromis avec ses créanciers, dans la mesure où ces derniers vont prendre le contrôle d'au moins 95% des actions, en échange d'un abandon de dettes correspondantes. L'industriel allemand s'engage dans un premier temps à rembourser 20 millions d'euros aux détenteurs des obligations qui arrivent à échéance à la fin du mois de février, soit 10% de la valeur totale des titres. Les créanciers s'engagent pour leur part à renoncer à leurs titres obligataires couvrant les échéances 2012, 2014 et 2015 en échange de quoi, ils vont prendre possession de la société (soit environ 95% du du capital actions émis par Q-Cells).
On apprend par l'AFP, que les trois dettes cumulées représentent une valeur de 580 millions d'euros et que les créanciers constituent des investisseurs institutionnels sans plus de précisions.
Par ailleurs, Q-Cells entend récupérer un montant de 200 millions d'euros sur plusieurs années, par les seules cessions d'actifs et cela dans le but de les reverser à ses créanciers.
A cette annonce, le cours de l'action Q-Cells a bondi de 34% à 0,45 euros (15H00), restant toutefois marginal dans la mesure où l'action avait tutoyé les 100,00 euros en décembre 2007.
Un analyste de Warburg Research cité par l'agence Dow Jones Newswires rappelle que "si le sauvetage est à première vue une bonne nouvelle, il s'agit en réalité d'un désastre pour les actionnaires, puisque ceux-ci vont voir leur part du capital réduite à seulement 5%." La société a d'ailleurs convoqué ses actionnaires le 9 mars prochain afin de les informer que les fonds propres sont devenus négatifs.
Créée en 1999 et implantée dans une zone industrielle de l'ancienne Allemagne de l'est, la compagnie Q-Cells emploie actuellement 2.400 personnes dans le monde. La filiale française comprend des bureaux commerciaux en Région Parisienne et à Marseille, ainsi qu'un bureau d'étude à Lyon.
GDF Suez, le groupe énergétique français, a annoncé jeudi le développement de 2 nouveaux parcs éoliens en europe de l'est, l'un basé en Roumanie (48 MW) et l'autre situé en Pologne (51 MW). En Pologne, le parc de Pagow permettra de doubler la capacité éolienne du Groupe, après les parcs de Jarogniew-Moltowo (20 MW) et de Wartkowo (30 MW) inaugurés en 2011, et de poursuivre son développement dans les énergies renouvelables.
En Roumanie, le parc éolien de Gemenele sera mis en service en 2012. Il marque l'entrée du Groupe dans la production électrique en Roumanie, et montre par la même occasion le potentiel roumain dans les énergies renouvelables.
"Le développement des projets éoliens du Groupe en Roumanie et en Pologne illustre la volonté de renforcer la diversification du mix énergétique de GDF Suez et de poursuivre son intégration sur les marchés porteurs en exploitant au mieux les savoir-faire et les synergies techniques du Groupe" a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez.
GDF Suez entend bien renforcer les énergies renouvelables dans son mix énergétique en Europe afin d'atteindre son objectif visant à augmenter les capacités renouvelables installées du Groupe de 50% d’ici 2015 par rapport à 2009.
Le groupe du nucléaire Areva a annoncé mercredi un partenariat de sa branche solaire avec la compagnie américaine "Tucson Electric Power" (TEP) pour un projet innovant d'extension CSP (Concentrated Solar Power - solaire thermique à concentration) sur la centrale H. Wilson Sundt, basée à Tucson, en Arizona. Le projet d'extension solaire de la centrale utilisera les générateurs de vapeur solaire de technologie CLFR* (réflecteur à miroirs de Fresnel linéaires) d'Areva. Il permettra de produire jusqu'à 5 mégawatt (MW) d'électricité pendant les périodes de pointe sans émission de dioxyde de carbone (CO2). L'énergie supplémentaire produite en une année par l'unité 4 de Sundt alimentera plus de 600 foyers de Tucson.
La quantité d'énergie produite dans cette nouvelle unité équivaut à 38 millions de m3 de gaz naturel ou 3 600 tonnes de charbon. Ainsi, en compensant l'utilisation de ces combustibles, le projet d'extension solaire de Sundt revient à éliminer annuellement 4.600 ou 8.500 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), selon que l'unité fonctionne au gaz naturel ou au charbon.
Le projet Solar Boost de Sundt s'inscrit dans le programme de TEP visant à étendre sa capacité de production d'énergie solaire à plus de 200 MW d'ici fin 2014. La production de Sundt permettra à TEP d'atteindre les quotas d'énergie renouvelable fixés par l'État de l'Arizona. Ceux-ci demandent aux électriciens d'augmenter chaque année leur production à partir des énergies renouvelables, jusqu'à atteindre 15 % du total en 2025.
En plus d'aider TEP à remplir ses objectifs à moindre coût, le projet Sundt Boost solaire va également permettre à l'entreprise d'étudier l'intégration potentielle de la technologie CSP au sein d'autres centrales. Avec ce projet, Areva espère démontrer "toutes les qualités de son offre en matière de vapeur pressurisée et surchauffée."
"La technologie innovante Solar Boost d'Areva Solar nous offre un moyen économique et écologiquement responsable d'étendre la capacité de notre plus grande centrale de la région sans augmenter les émissions de CO2", a expliqué Paul Bonavia, Directeur général de TEP ainsi que de sa maison mère, UniSource Energy Corporation. [ TEP’s Sundt Generating Station in Tucson, Arizona, USA ] La construction du projet Solar Boost de Sundt devrait débuter au printemps 2012 et l'installation devrait être opérationnelle d'ici début 2013. L'installation sera construite sur la propriété de TEP voisine de la centrale de Sundt, qui se trouve à l'est de South Alvernon Way, entre les axes East Irvington Road et Interstate 10. Au plus fort de sa construction, 50 emplois devraient être créés.
"TEP est un leader national de l'énergie solaire et nous sommes heureux qu'ils aient choisi notre technologie CLFR – conçue et briquée aux États-Unis – pour étendre leur portefeuille d'énergie propre", a déclaré Bill Gallo, Directeur d'Areva Solar. "Les projets Solar Boost tels que celui-ci prennent de l'ampleur aux États-Unis, comme dans le monde. En tirant parti des infrastructures d'énergie existantes, ils permettent de fournir l'énergie nécessaire sans émettre de nouvelles émissions de CO2. C'est la raison d'être des installations conçues par Areva Solar." En plus d'étendre les centrales électriques à charbon, les générateurs de vapeur solaire d'Areva peuvent également être couplés à des centrales à gaz naturel ou à cycle combiné. Ils peuvent être utilisés de manière autonome pour des installations solaires thermiques et hybrides, ainsi que pour les applications industrielles utilisant la vapeur. Areva a notamment déployé récemment un projet d'extension solaire de 44 MW pour une centrale à charbon en Australie. Le groupe développe actuellement l'équivalent de plus de 540 MW de projets CSP en exploitation, en construction ou en développement avancé.
** Tucson Electric Power est une filiale d'UniSource Energy Corporation. Elle fournit ses services à plus de 402 000 clients dans la région de Tucson.
** Areva Solar, basée à Mountain View, en Californie, est une filiale du Groupe Areva spécialisée dans la conception, la fabrication et l'installation de générateurs de vapeur solaire.
* La solution solaire thermique CLFR d'Areva nécessite le moins d'espace et d'eau.
Dans un communiqué, le pétrolier Total a annoncé la finalisation de la cession de sa filiale française Tenesol à son autre filiale américaine, SunPower, dans laquelle il verra sa participation passer à 66%. Ainsi, pour le montant de 165,4 millions de dollars, le fournisseur de panneaux solaires situé à La Tour de Salvagny en France va passer sous commandement américain. Parallèlement à cette transaction, Total a acheté pour 18,6 millions d'actions ordinaires SunPower à un prix de 8,80 $ l'action. Total détient donc désormais environ 66% de SunPower.
"Avec SunPower, attrayant feuille de route de coûts à long terme, notre commune la collaboration en recherche et développement et en aval établies Tenesol présence, la société combinée est bien placé pour ouvrir de nouveaux marchés largement inexploité pour l'énergie solaire", a déclaré Arnaud Chaperon, vice-président senior, Total Gas et la division Power.
Tenesol est née en Afrique en 1983 en donnant l'accès à l'eau en zone sahélienne. En effet, dans ces espaces désertiques, seule la technologie solaire pouvait générer l'électricité nécessaire au pompage de l'eau. Le pompage solaire, puis l’alimentation de sites isolés ont ainsi été les secteurs d'expertise originels de Tenesol.
L'entreprise a installé plus de 15.000 systèmes solaires dans le monde totalisant environ 500 mégawatts (MW). Par ailleurs, Tenesol s'attend à enregistrer un chiffre d'affaires d'environ 200 euros millions en 2011. Après cette acquisition, SunPower aura déployé plus de 2.500 MW de technologie solaire à travers la planète.
Dans une interview accordée au quotidien Le Figaro, le PDG du 1er producteur mondial de panneaux solaires photovoltaïques, Suntech, estime que le prix de l'énergie solaire deviendra "économiquement rentable" d'ici 3 ans, face aux énergies fossiles dans plus de 50% des pays. Selon Zhengrong Shi, actuellement "le prix de l'énergie solaire dans une région normalement ensoleillée est de 12 à 15 cents (de dollar) par kilowattheure", alors qu'il y a dix ans "le prix de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques atteignait 80 cents le kWh."
Et d'ajouter : "nous considérons qu'en 2015 la moitié des pays de la planète auront atteint « la parité réseau », autrement dit l'énergie solaire ne sera pas plus chère que l'électricité conventionnelle."
Concernant la polémique engendrée en Europe sur le coût des panneaux solaires asiatiques réputés pour être 2 fois moins chers, il répond que "la différence de prix est bien moindre, car il convient de comparer des panneaux à performances égales. Il faut regarder l'énergie qui est générée. Il apparaît alors qu'on est seulement 8% à 10% moins cher."
A la question sur l'avantage induit sur les faibles coûts de main-d'oeuvre en Chine, il rétorque que ces derniers ne représentent "en réalité qu'une faible proportion, à peine 2% des coûts globaux."
Le patron de suntech donne même la recette "miracle" pour produire des panneaux solaires compétitifs. Il suffit de réunir 3 ingrédients que sont : les économies d'échelles, l'innovation et "la réduction des coûts dans les chaînes de production internationales." Pour le premier argument, il précise que la capacité annuelle de production est passée en 10 ans, de 10 mégawatts à 2400 mégawatts. Sur le critère innovation, il affirme avoir dépensé "plus de 40 millions de dollars chaque année dans la recherche." Et enfin, sur la 3ème composante, il indique acheter "beaucoup d’équipements en Allemagne, en Italie et en France."
Il a été aussi reproché à Suntech d'avoir reçu de l'Etat centralisé une subvention de l'ordre de 7,3 milliards de dollars via la Banque chinoise de développement. D'après Zhengrong Shi, le chiffre annoncé est "erroné", et serait "10 fois moindre", soit 730 millions de dollars. De plus, les taux bancaires seraient très élevés, voire "parfois supérieurs aux taux des pays occidentaux."
Enfin, sur la politique d'énergie verte chinoise, le pays devrait encore connaître une progression fulgurante du photovoltaïque dans les prochaines années. Mr Zhengrong Shi pense que la capacité installée passera de 3 000 MW en 2011 à 5 000 MW cette année, pour atteindre encore les 7 000 à 8 000 MW l'année suivante.
Suntech est une compagnie mondiale opérant dans 80 pays et produisant principalement en Chine, au Japon et aux États-Unis. Le groupe chinois génère un chiffre d'affaires de 3 milliards de dollars et emploie 22.000 salariés.
La fédération allemande du secteur de l'éolien (BWE) a annoncé la semaine dernière un bond des installations en 2011, de l'ordre de 30% par rapport à 2010, soit au total 895 éoliennes pour une capacité de 2.007 mégawatts. Toujours sur la période 2011, les éoliennes raccordées au réseau ont dépassé de 40% le volume de 2010, soit 2.086 mégawatts contre 1.493 mégawatts. La capacité totale installée en Allemagne à fin décembre 2011 s'établissait à 29.000 mégawatts.
"Ce résultat démontre la continuité et la fiabilité de l'expansion de l'énergie éolienne en Allemagne. C'est également une base pour de nouveaux succès dans les marchés d'exportation à la fois en Europe et dans le monde" a expliqué Thorsten Herdan, directeur général de Power Systems VDMA.
Cependant, des inquiétudes ont été pointées du doigt par les professionnels du secteur concernant l'accompagnement de la croissance très forte enregistrée dans le secteur éolien.
"L'éolien doit être pensé et intégré à l'avenir dans un système plus global", a ajouté Thorsten Herdan. "Une poursuite des installations éoliennes sans transformation en parallèle de l'infrastructure, qu'il s'agisse des réseaux électriques ou de capacités de stockage, serait une hypocrisie", a t-il averti.
En plus de nouvelles installations, les industriels du secteur ont participé davantage au « repowering », c'est-à-dire au remplacement d'éoliennes vétustes par d'autres modèles plus récents.
Pour la fin de l'année 2012, 10 parcs éoliens offshore d'une capacité globale de plus de 2.000 mégawatts sont prévus d'être construit, correspondant à un volume de commandes de près de 7 milliards d'euros. En 2011, les nouvelles installations offshore avaient atteint seulement 108 mégawatts.
ENERPLAN, association professionnelle de l'énergie solaire, vient de publier un communiqué de presse demandant deux mesures pour relancer le solaire : pour les projets de moins de 100kWc, Enerplan demande de figer les tarifs d'achat au 1er janvier 2012 pour à minima le premier semestre (pas de baisse au 1er avril), pour les projets de plus de 100kWc, Enerplan propose le retour à des tarifs d'achat bas et dégressifs de l'électricité photovoltaïque. Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le communiqué de presse ci-dessous ou consulter le site internet d'ENERPLAN : Communiqué de Presse ENERPLAN : Deux mesures pour relancer le solaire (PDF - 152.2 ko)
La première centrale solaire d'Ile-de-France qui a été inaugurée le 20 janvier dernier à Sourdun (77), en présence de M. Christian Jacob, Député-maire de Provins. Construite à Sourdun, sur un ancien site militaire réhabilité, la première installation au sol de la région couvre une superficie de 15 hectares, dont 12 hectares sont recouverts par près de 20.000 panneaux solaires.
La centrale solaire d'une puissance de 4,5 mégawatts (MW) produira de l'électricité revendue à EDF - ce qui représente l'équivalent à la consommation annuelle de 2.000 habitants. Elle devrait ainsi éviter le rejet annuel dans l'atmosphère d'environ 1.400 tonnes de C02. Le projet mené par la société Sunnco GC a été financé par la Sovafim, la société publique chargée de revendre une partie du patrimoine de l'Etat, à hauteur de 13 millions d'euros. Les coffrets de raccordement DC pour le photovoltaïque ont été fournis par la société Enwi. "Ce projet tient du miracle, il a été réalisé juste avant que la porte ne se ferme", a précisé Daniel Bour, président de Sunnco GC.
"Dans les conditions actuelles, il est peu probable qu'une nouvelle centrale photovoltaïque de cette envergure puisse sortir de terre en Ile-de-France", a indiqué pour sa part Olivier Debains président de la Sovafim.
Alors que la filière de l'énergie solaire photovoltaïque a perdu en 2011, la moitié des 25.000 emplois qu'elle avait créés jusque-là, l'association professionnelle de l'énergie solaire (Enerplan) propose 2 mesures pour relancer le secteur dès 2012 et cela dans une logique industrielle, non spéculative. Le kilowattheure d'électricité solaire devrait atteindre la « parité réseau » - c'est-à-dire aura un prix de revient équivalent à celui de l'électricité au détail - d'ici à 2017 (*). Selon Enerplan, les entreprises françaises, pour la plupart des PME, veulent être les acteurs de cette étape majeure du futur de l'énergie en France et dans le monde.
Pour les projets de centrales de moins de 100kwc ; le système de régulation du tarif d'achat a conduit à une baisse très forte (- 26% de mars 2011 à 1er janvier 2012), supérieure à la baisse des coûts d'investissement. Aussi, pour les projets de moins de 100kWc, Enerplan demande de figer les tarifs d'achat au 1er janvier 2012 pour à minima le premier semestre (pas de baisse au 1er avril).
Pour les projets de centrales de plus de 100 kWc (au-delà de 700 m² de panneaux) ; la sélection passe désormais par un système d'appels d'offres. Du fait de la complexité du processus et du délai d'instruction prévisible des dossiers par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), la réalisation des projets retenus ne pourra débuter qu'à l'automne 2012. Enerplan estime que la combinaison des 3 éléments (calendrier extrêmement long, coûts de développement et issue incertaine des projets) détruit chaque jour un peu plus le tissu économique et d'expertise du photovoltaïque en France.
Enerplan propose le retour à des tarifs d'achat bas et dégressifs de l'électricité photovoltaïque concernant les projets de plus de 100 kWc. Pour l'association, cette mesure ne présente que des avantages pour l'Etat, les entreprises et le consommateur : Permettre une reprise du marché dès 2012 : les entreprises du secteur pourront enfin investir avec une visibilité à 5 ans et devenir ainsi des acteurs à l'export d'un savoir faire français dans un marché mondial au potentiel considérable. Eviter à l'Etat le coût de mise en place de services de traitement des dossiers d'appels d'offre au sein de la CRE, qui n'est en rien dimensionnée pour cela dans ses effectifs, Assurer une maitrise des coûts d'achat de l'énergie, selon l'échéancier proposé ci-dessous, et donc la décroissance de l'impact sur la CSPE, jusqu'à un coût nul dès 2017. Propositions Enerplan de baisse des tarifs d'achat sur la base d'une révision baissière semestrielle (au dessus de 100 kWc)
Les tarifs de départ de 2012 sont basés sur les niveaux estimés fournis pour les appels d'offres en cours organisés par l'Etat. Ces tarifs représentent, pour chaque tranche, une moyenne et varieront, selon le type de centrales (au sol, toiture, ombrière…) et selon les zones géographiques des installations. Afin d'éviter tout dépôt de dossiers « fictifs » et tout risque de spéculation, Enerplan rappelle que des critères sérieux doivent être fixés et un minimum de documents devront être fournis pour bénéficier du tarif d'achat (bail ou promesse signé, autorisations administratives, pré-validation des préfectures, capacités financières…).
Ensuite, "les professionnels du solaire ont la maturité industrielle pour aller vers une réduction raisonnée des tarifs d'achat de l'énergie solaire" estime t-elle. Mais ils ont avant tout besoin de stabilité pour se développer.
(*) sources EPIA & EGS PV