Parmi le lot des mesures annoncées hier par le Premier Ministre François Fillon, un nouveau coup a été porté au secteur des énergies renouvelable. En réduisant notamment de 20% les crédits d'impôt liées aux investissements dans le développement durable, le gouvernement assène un nouveau coup de canif dans les accords du Grenelle de l'Environnement. Avec quelles conséquences ?
Au cœur du plan de rigueur de 7 milliards d'Euros annoncé lundi 7 novembre par le gouvernement, trois mesures risquent d'impacter directement les investissements dans les énergies renouvelables.
Le taux de TVA réduit pour les travaux de rénovation et d'entretien des logements anciens passe désormais à 7 % (au lieu de 5,5%).
Le PTZ+ (prêt à taux zéro +), qui tient compte des performances énergétiques de l'habitation, ne concernera plus les logements anciens mais s'applique dorénavant uniquement aux constructions neuves.
Enfin, le gouvernement a indiqué qu'il comptait réduire les crédits d'impôts consentis pour le développement durable, attribués aux équipements permettant d'économiser l'énergie (chauffages économiques, matériaux d'isolation, énergies renouvelables pour l'habitat). Le gouvernement n'a pas encore précisé les arbitrages parmi les différents taux jusqu'à présent proposé (de 15 à 50%). Dans un article du 10 octobre dernier Le Point parlait d'un probable recentrage « sur les travaux les plus efficaces en termes d'économies d'énergie. »
Des mesures qui risquent fort d'impacter la demande de travaux visant à installer des équipements plus économes en énergie.

Ces nouvelles annonces ne risquent pas de rassurer les professionnels du secteur des énergies renouvelable déjà bien inquiets par les réformes successives qui ont sensiblement fragilisées le marché.
De nombreux sites d'informations parlent déjà de la « fin du Grenelle de l'environnement ». Dans un article de La VieImmo la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), estime que ces mesures « risque de sonner le glas du Grenelle de l'environnement » et parle d'un véritable « coup de massue ». Bati Journal rappelle lui que « les ménages ont déjà, en moyenne, moins dépensé pour leurs travaux de maîtrise de l'énergie en 2010 (4396 euros par logement vs 4899 euros en 2009)».
La situation ne risque donc pas de s'améliorer dans les mois à venir... Si vous avez pour projet de réaliser des travaux d'amélioration de la performance énergétique de votre habitation nous vous conseillons d'accélérer vos recherches. En effet, les mesures annoncées n'entrerons en vigueur qu'en janvier 2012 (voir en janvier 2013 pour certaines) et une chose est sûre : les avantages actuels sont en sursis. Nous vous invitons à consulter nos fiches d'informations pour découvrir quels équipements pourront vous permettre de réaliser un maximum d'économie. De même notre inventaire des aides régionale et départementale peut vous permettre de récupérer quelques centaines d'euros qui ne seront plus versées par l'état...