Faut-il y voir le signe de l'approche de l'élection présidentielle ou est-ce un simple répit pour les particuliers, dans tous les cas le gouvernement a tranché : il n'y aura pas de hausse des prix du gaz dès ce mois d'octobre au contraire de ce que souhaitait GDF Suez. Seules les entreprises verront leurs tarifs croitre de près de 5%. Alors simple pause dans la hausse des prix ou tendance durable ?
Depuis 2009, les prix du gaz ont augmenté de 20% et la hausse est même de 60% si l'on se base sur les chiffres de 2005. Une facture de plus en plus salée pour les français qui en plus doivent subir les hausses conjuguées des prix de l'électricité et de carburant.
Le Figaro qui s'est procuré le compte rendu d'une délibération menée par la CRE révèle que le régulateur estimait lui comme «impératif» une hausse des prix du gaz au 1er octobre en justifiant de la sorte : « la stricte application des règles de calcul en vigueur - basées sur des contrats d'approvisionnement à long terme - aurait dû conduire à une hausse moyenne des tarifs de 7,1 %». Dans cet extrait la commission évoque «des contrats d'approvisionnement à long terme» et c'est justement le principal écueil dans le mode de calcul dénoncé par les associations de consommateurs.

La décision gouvernementale a été peu apprécié par le groupe Français. GDF Suez, qui réclamait une hausse générale de l'ordre de 5%, a dans un communiqué annoncé son «regret» de la décision du gouvernement et indiqué qu'il allait «saisir les juridictions compétentes pour préserver ses intérêts».
Les associations de consommateur se déclarent elles satisfaites d'autant qu'elle dénoncent depuis plusieurs mois le mode de calcul mis en place pour fixer les prix du gaz. Un calcul indexé en grande partie sur les contrats à long terme de l'entreprise eux-mêmes liés aux prix élevés du pétrole.
Le gouvernement a donc demandé à la CRE (Commission de régulation de l'énergie) de plancher sur un nouveau mode de calcul.
Dans tous les cas, les études de la CRE montre que le gel des prix du gaz n'est que provisoire et qu'avec l'augmentation continue du prix des matières premières énergétiques la facture des Français devrait continuer de grimper.
Toutes ces hausses devraient malgré tout inciter les français à se tourner vers les énergies renouvelables, un investissement au départ, mais une économie dans le temps. Nous vous invitons à tester vos besoins grâce à notre simulateur. Il vous permet de calculer les économies que vous êtes susceptible de réaliser en investissant dans un équipement vert.