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Après l’Allemagne, c’est l’Italie qui se dirige vers une sortie du nucléaire.

Alors que nous revenions la semaine dernière sur la décision allemande de sortir du nucléaire d'ici 2022, c'est l'Italie qui semble désormais tourner le dos à l'atome. En effet, ce week-end, à l'occasion d'un référendum, les transalpins se sont prononcés à une nette majorité pour l'abandon du nucléaire.

Une bonne nouvelle pour les énergies renouvelables.

Avant même l'annonce officielle du résultat du référendum, qui portait notamment sur les orientations énergétiques de l'Italie, le chef du gouvernement  Sylvio Berlusconi déclarait :  « Nous devrons probablement dire adieu à la possibilité de centrales nucléaires et nous devrons nous engager fermement sur la voie de l'énergie renouvelable ». Car le "non" des Italiens contraint le gouvernement à revoir totalement sa stratégie énergétique. Jusqu'à ce week end, l'objectif affiché était en effet de produire, d'ici à 2030, 25% des besoins en électricité du pays grâce au nucléaire. Mardi c'est donc le ministre du Développement économique Paolo Romani qui confirmait : « la part réservée aux énergies renouvelables sera beaucoup plus importante ». Une part qui en 2010 était de  22,2%, bien loin des 64,8% de l'électricité consommée en Italie produite à partir des énergies fossiles (gaz principalement, pétrole, charbon...). Le gouvernement va donc rapidement devoir lancer d'importants chantiers tournés vers les ENR afin de palier la baisse de production d'électricité nucléaire surtout si le pays veut éviter d'avoir à acheter de l'électricité produite par les centrales nucléaires françaises.

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Un référendum sur le sujet en France dans les mois à venir ?

Si l'idée fait son chemin, la faisabilité d'un référendum sur le sujet semble compromise. Nicolas Sarkozy l'a montré la semaine passée en ironisant sur la décision allemande de sortir du nucléaire d'ici 2022, il n'est pas prêt à remettre en question l'omniprésence du nucléaire dans la production d'électricité française. En parlant du nucléaire comme d'une « énergie alternative », le Président Français souhaite associé le nucléaire aux énergies renouvelables, une idée qui est loin de faire consensus et qui provoque de nombreuses réactions à un an de l'élection présidentielle.

L'échéance électorale va exacerber l'ensemble des débats publics et sans aucun doute celui sur le nucléaire. En France, les écologistes entendent bien faire de cette thématique un véritable enjeu du vote. C'est notamment par la voix de Jean-Vincent Placé, qu'Europe Ecologie Les Vert semble vouloir mettre la pression sur les socialistes. Ce dernier déclarait jeudi matin sur Radio Classique et I-Télé: « Il n'y aura pas d'accord en octobre-novembre comme c'est prévu avec nos partenaires socialistes s'il n'y a pas la programmation claire, précise et calendarisée de la sortie du nucléaire exprimée par le candidat socialiste à la présidentielle ». L'idée est de marginaliser les représentants socialistes partisans du tout-nucléaire.

Le débat prend donc de plus en plus d'intensité en France. Les professionnels des ENR attendent avec impatience de voir si les orientations françaises tendent à évoluer car il faudra une véritable remise en question de l'omniprésence du nucléaire pour favoriser le développement des énergies renouvelables dans l'hexagone.

SITE MAP