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Sortie du nucléaire : Une chance pour les ENR ?

En annonçant la fermeture de l'intégralité des 17 réacteurs allemands d'ici à dix ans, la chancelière Angela Merkel confirme la tendance « post Fukushima » qui semble se répandre en Europe et qui remet en question chaque jour davantage l'énergie nucléaire. Selon plusieurs articles de presse tirés de La Tribune et du Figaro, même la France étudierait en coulisse un scénario de réduction de 5 % du courant atomique. Dans notre pays très largement tourné vers le nucléaire, une question se fait de plus en plus pressente : quelle énergie pour remplacer l'atome ?

Les marchés croient aux ENR.

Longtemps les investisseurs sont restés sceptiques quant à la capacité des énergies renouvelables à remplacer les énergies fossiles ou nucléaires. Il suffit pourtant désormais de jeter un coup d'œil aux cours de bourse pour s'apercevoir que l'alternative semble désormais crédible.  En effet, depuis quelques semaines, les valeurs du solaire et de l'éolien grimpent sensiblement, surtout en Allemagne. Et pour cause, le pays va devoir remplacer le quart de sa production d'électricité qui était issue du nucléaire, soit 21 GW (133 012 GWh en 2010). Il faudra donc, dans les années à venir, installer l'équivalent d'un moins 60 GW de parcs éoliens ou solaires, puisque contrairement à une centrale qui fonctionne jour et nuit, une éolienne ou un panneau solaire ne produisent de l'énergie qu'un tiers du temps. Parmi les projets annoncés les plus importants, celui d'un vaste parc de 12 GW d'éoliennes offshore en Mer du Nord semble plus avancé. En France, l'opinion publique parait elle aussi s'éloigner du nucléaire.

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Les Français sont de plus en plus réfractaires au nucléaire.

Pour le moment les dirigeants français n'ont pas réagit à ce nouveau coup porté par l'Allemagne au développement du nucléaire. Et même si officiellement le nucléaire reste une énergie d'avenir pour la France, l'opinion publique semble de plus en plus sceptique quant à l'avenir de l'atome. Le 4 juin dernier,  le Journal du Dimanche publiait une enquête Ifop indiquant que 62% des interrogés étaient favorables à un arrêt progressif, « sur 25 ou 30 ans », du programme nucléaire français. 15% souhaite même un arrêt rapide. Au total se sont donc trois quarts des Français qui souhaitent voir le pays sortir du nucléaire.

L'étude ne dit pas par quelle énergie les Français souhaiteraient remplacer les centrales, mais gageons qu'à l'approche de l'élection présidentielle les sondages à ce sujet devraient se multiplier. Au vu des enquêtes d'opinion récentes très largement favorables, les énergies renouvelables devraient être de plus en plus plébiscitées.

SITE MAP