Alors que le prix du gaz continue sa hausse (5% au 1er avril prochain), la semaine dernière, le Ministre de l'Economie et des Finances, Eric Besson, annonçait la prochaine mise en place d'une « prime à la casse » pour le remplacement des chaudières anciennes. Le but étant d'encourager l'achat d'équipements plus économes en gaz.
Pour bénéficier de cette fameuse « prime à la casse », il faut être propriétaire d'un logement dans lequel vous remplacez une chaudière vieille d'au moins 15 ans en faveur d'une installation plus économe. Cette prime est limitée aux clients abonnés gaz de GDF Suez.
La prime est de 100 euros pour l'achat d'une chaudière basse température et s'élève à 250 euros pour une chaudière à condensation. Pour en bénéficier l'abonné doit faire une déclaration auprès de GDF Suez.
En France, on recense près de 3 millions de chaudières à gaz de plus de 20 ans.

Tout récemment, la FF3C (Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage) vient d'étendre ce dispositif aux chaudières à fioul domestique.
Le montant de cette prime est variable et peut atteindre jusqu'à plus de 500 € en fonction des zones climatiques et du type d'équipement.
La fédération relève que 4,2 millions de ménages se chauffent au fioul domestique et estime que 40 000 foyers sont susceptibles de changer leur installation en 2011.
En reprenant l'intitulé « prime à la casse » qui a rencontré un important succès dans le secteur automobile, le gouvernement soigne son effet d'annonce. Mais comme le déclarait à l'AFP Jean-Paul Ouin, le délégué général du syndicat Uniclima: « On va probablement avoir une augmentation des ventes mais pas une explosion comme cela a été le cas dans l'automobile »
Toujours selon l'AFP, les industriels et distributeurs estiment que la prime à la casse pourrait leur permettre d'écouler 100.000 chaudières à gaz de plus cette année. Quelque 700.000 chaudières sont vendues par an, dont 600.000 servent à remplacer une installation obsolète.
Avec des primes ne dépassant pas les 250€ ou les 500€ selon les cas, pas sûr que cela soit suffisant aux yeux des particuliers pour renouveler leur vieille chaudière. L'argument majeur reste donc celui de la baisse notable de la consommation entrainée par l'acquisition d'une chaudière moderne. Une consommation réduite par exemple de 30 à 40% avec une chaudière à condensation.