Parmi les marchés qui connaissent actuellement un véritable essor, se trouvent les systèmes solaires combinés (SSC). En effet, ils permettent d'utiliser la chaleur produite par des capteurs solaires, pour assurer 25 à 60% des besoins annuels de chauffage et d'eau chaude sanitaire d'une habitation. Comment fonctionnent ces systèmes ? Sont ils rentables ?
Parfois appelé Combi-solaire, les systèmes solaires combinés utilisent le rayonnement solaire pour couvrir une importante partie des besoins en énergie d'une habitation. Comme son nom l'indique, le système combine le chauffage du foyer et le chauffage de l'eau sanitaire. En plus de réchauffer l'eau sanitaire, le système transmet sa chaleur au réseau d'eau de chauffage également stockée dans un ballon. A noter qu'il convient de conserver une chaudière classique pour prendre le relais le cas échéant.
Les Systèmes Solaires Combinés (SSC) se composent des éléments classiques d'une installation de chauffage central : des capteurs solaires thermiques, similaires à ceux qui alimentent un chauffe-eau solaire et qui font office de « chaudière », une distribution par un réseau de tuyauteries, éventuellement un dispositif de stockage de l'énergie thermique (ballon-tampon), des émetteurs de chaleur (radiateurs basse température, dalle chauffante) et une régulation.
Les SSC fonctionnent avec un système d'énergie mixte. L'énergie solaire est la source principale, les autres énergies jouant le rôle d'appoint. Les combinaisons possibles sont : solaire/fioul, solaire/gaz, solaire/géothermique et solaire/électrique.
La combinaison solaire/électrique, aussi appelé électro-solaire, est la plus répandue. Le système est alors constitué d'un ballon avec un échangeur en partie basse et d'une résistance électrique en partie haute. Il s'agit du système le plus économique à l'investissement, mais qui pâtit d'un coût de fonctionnement élevé.
L'association solaire/gaz est la seconde solution privilégiée par les particuliers. Elle est notamment proposée dans le cadre d'une solution DolceVita Premium de Gaz de France. Elle implique un ballon avec un échangeur « circuit capteurs » en partie basse et un échangeur « circuit chaudière » en partie haute. Même si l'investissement est plus important en raison de la mise en place d'un ballon équipé de deux échangeurs, cette solution offre le gros avantage d'engendrer des économies d'énergie primaire substantielles, surtout lorsque le système gaz est une chaudière à condensation.
L'arrêté du 15 décembre 2010 certifie l'installation d'un système solaire combiné comme opération standardisée d'économies d'énergie. En ce qui concerne le crédit d'impôt, la loi de finance rectificative du 29 décembre 2010 n'a pas changé le taux accordé par l'Etat, malgré les craintes des observateurs fin 2010 quant à une hypothétique baisse de 10%. Le taux accordé pour 2011 est donc toujours de 50% des dépenses d'équipement TTC, hors main-d'œuvre. Aide, à laquelle il ne faut pas oublier d'ajouter les éventuelles subventions des collectivités locales ou des conseils généraux. Nous vous invitons à consulter le guide des régions Consoneo pour découvrir votre éligibilité aux subventions locales et régionales.