Terre de marins, la Bretagne souhaite accueillir des embarcations d’un genre nouveau au large de ses côtes : des éoliennes flottantes. Elus et acteurs économiques de la région ont désigné la zone de l’île de Groix, située dans le Morbihan, comme potentiel site d’essai pour ces turbines des mers.

Une première mondiale au large de la petite île bretonne - pour l’instant, le seul prototype d’éolienne flottante se trouve au large des côtes norvégiennes - qui devrait être l’objet de toutes les attentions en termes d’énergie renouvelable : moins chère que l’éolienne terrestre, l’éolienne flottante (moins de 1% du parc mondial) est considérée comme une solution d’avenir.
Selon ses promoteurs, l’île de Groix – outre ses côtes dentelées, ses maisons typiques et ses plages inénarrables - offrirait les conditions optimales pour un site d’essai, avec une profondeur de fond relative et de bonnes conditions de vent et de mer, équation finalement rare aux larges des côtes françaises.

Composée d’une structure semi-submersible, la turbine est simplement ancrée par des câbles au fond de l’océan. Ce système se passe de fondation et ne présente donc pas les contraintes d’une exploitation au grand large. Il permet également d’installer les éoliennes plus loin des côtes, dans des zones plus ventées mais aussi plus loin du rivage qu’elles ne peuvent donc pas défigurer.
Deuxième cocorico aux accents BZH, les turbines à l’essai pourraient être produites par le groupe lorientais Nass&Wind et ses partenaires, dont un prototype du projet d'éolienne « Winflo » devrait être mis en eau en 2013. Un nouveau projet riche en énergie renouvelable pour la Bretagne, où une hydrolienne quasi 100% locale turbine depuis quelques années.
Mais la partie n’est pas encore jouée pour ces turbines en eau bretonne : un arbitrage sur le choix du site est attendu dans les six mois, Le Croisic (Loire-Atlantique) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) s’étant également portés candidats...