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L'aérocube, une éolienne domestique sur le toit

Sa description a de quoi laisser perplexe. Une éolienne domestique assise sur le toit produit discrètement son énergie. L'Aérocube a tout pour faire jaser ramoneurs et autres hirondelles qui découvriront bientôt cette toute nouvelle éolienne sans mât.


La mise au point de ce tout nouveau produit est terminée depuis octobre et les normes obtenues. Après une phase de tests en soufflerie industrielle, de conclusions techniques et de validation en laboratoire, reste maintenant à l'entreprise strasbourgeoise Aeolta à s'attaquer à celle de l'industrialisation, prévue jusqu'en mars, date annoncée de nouveaux tests, cette fois, sur un premier site pilote. Car "ce qui est compliqué ... c'est le vent, il ne fait jamais ce qu'on attend de lui", plaisante Philippe Léonard, co-fondateur de la société.


© Aeolta


Pour cette entreprise attachée au social et à l'environnemental, il s'agit "d'une nouvelle idée qu'il est possible de produire localement [et] d'en faire vivre la filière". Cet enracinement dans la région Est permettra également de limiter le transport.

L'enthousiasme quant à l'installation d'une éolienne sur le toit de sa maison a de quoi être modéré, même avec l'envie de produire proprement son énergie, l'idée de percher ce grand mât sur le toit, puis d'être bercé au rythme de la palle qui tourne à de quoi faire douter. Sans compter les commentaires d'un voisinage hébété à force de contempler le soleil jouer à cache cache avec le rotor.

Choisissant avant tout de neutraliser les nuisances de l'éolien classique, l'Aérocube est la seule éolienne sans mât. Ne concentrant pas tout l'effort sur le point d'ancrage, sa forme cubique permet de nombreux points de fixation et esquive ainsi vibrations et bruits. Celui provoqué par la différence entre la vitesse du rotor et celle du vent : "comme pour une ficelle qui siffle en tournant ou l'hélicoptère" explique P. Léonard, est évité. Et en utilisant le rotor en poussée : "comme une roue à aube", le bruit est également limité. Dissimulé dans le cube, le rotor, à l'abri des rayons du soleil ne produit aucun effet visuel ; ni effets stroboscopiques, ni ombres portées.


© Aeolta

L'Aérocube est une boite à géométrie variable. Articulée au centre en deux parties elle doit donc s'adapter à n'importe quel toit neuf ou existant même si les deux pentes du toit ne sont pas identiques, tout en gardant la possibilité de la retirer sans endommager la toiture.

Ses dimensions : 1m3 / 120 côté / surélévation faîtière 97 cm


© Aeolta
Intégré au bâti, il peut aussi être habillé aux couleurs et s'accorder au style du toit.



"Pour chaque client, une étude de ce que la machine va produire chez lui sera déterminée [...] une espérance de production", indique P. Léonard, en tenant compte du lieu, de la pente, de l'orientation, de l'environnement, de l'exposition au vent, tout en croisant les données obtenues auprès de Météo France et les paramètres techniques du produit.


L'espérance de production avec un cube est ensuite à moduler en fonction du nombre de cubes choisis.
Par exemple :
En Alsace, région à faible potentiel éolien : 500 à 1000 KWh/an soit 10% des besoins en énergie pour un pavillon moderne
Pour Avignon : 2000 KWh/an soit 20% ou plus, des mêmes besoins avec un cube que l'on peut ensuite imaginer équiper, coupler avec du solaire photovoltaïque ...


© Aeolta



Un problème de législation reste à résoudre. "Le cadre législatif concernant l'éolien n'est pas adapté, il est surtout fait pour le grand éolien" explique Philippe Léonard qui souhaite le même cadre que pour le solaire photovoltaïque, s'appuyant sur l'absence de nuisances de son éolienne domestique.



Le site d'Aeolta

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